“Persona 5” : aventures intérieures

10/04/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Qui a dit que la vie d’un lycéen japonais en classe de première était de tout repos ? Et si vous en doutiez, jetez un œil sur « Persona 5 », qui par son approche esthétique, ses mécaniques, sa narration, sa durée de vie, sa diversité et son concept s’impose tout simplement comme le meilleur jeu sorti à ce jour sur PS4. Et de loin…

Trois conditions sinéquanones sont à considérer sérieusement avant de s’envoler pour Tokyo : maîtriser l’anglais afin de profiter de l’histoire, avoir un petit faible pour la culture nippone, ses monstres, son esprit parfois décalé et… disposer d’une centaine d’heures sur son emploi du temps. « Persona 5 » est un de ces jeux qui se savoure sur des moyennes / longues sessions, rapprochées les unes des autres. La richesse associée à la complexité du gameplay et la relation étroite que l’on entretient avec son avatar demandent un réel investissement. Oubliez donc tous vos autres blockbusters pendant un, voire deux bons mois.

Porté par une sublime direction artistique, très « stylée », colorée, le bébé édité par Atlus vous place donc dans la peau d’un jeune homme, en voie de réinsertion. Il n’avait pourtant rien fait de mal en empêchant l’agression d’une demoiselle mais le tribunal en a décidé ainsi… Une fois atterri dans le grenier du restaurant de votre tuteur, lieu qui vous sert de base principale, vous voilà forcé de respecter le calendrier scolaire. Arriver à l’heure en classe, se créer de nouvelles relations et les développer à la sortie des cours, lire un bon bouquin, travailler dans une boutique. Chaque choix a son importance et tout dépend de la spécialisation que l’on souhaite donner à son héros…

… ou plutôt anti héros. L’adolescent en question, rapidement accompagné d’acolytes, se révélé être un Arsène Lupin moderne, as de l’infiltration et du vol. Pratique pour dérober quelques trésors au détour d’un palace sauvagement gardé. Ces donjons représentent la principale difficulté de l’aventure. Non seulement ils sont longs, mais une date butoir est fixée pour en venir à bout, sous menace d’un game over. La raison de ces ultimatums est simple, chacun d’entre eux est la représentation du côté malsain d’un vil personnage, qu’il convient peu importe le prix, de ramener à la raison avant qu’un nouveau drame se produise. A travailler sans cesse la psyché de ses personnages, bons ou mauvais et par cette volonté de déterminer des objectifs au moindre petit rôle, les développeurs ont vus juste. On a réellement l’impression de vivre dans ce monde virtuel et d’avoir un impact sur celui-ci.

La liberté offerte est immense et les combats au tour par tour, suivent. On peut effectuer des embuscades avant de la jouer au corps à corps, avec des armes à feu ou les fameux persona, sortes d’alliés monstrueux, que l’on prendra pourtant un malin plaisir à exécuter… pour les fusionner et acquérir de nouveaux pouvoirs. Les possibilités sont quasi illimitées et essayer de trouver les bonnes formules est la clé du succès d’un méga hit à posséder impérativement dans sa ludothèque. (Jeu testé sur PS4 Pro)

 

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