“PES 2017” : Attaque puissante et défense béton

26/09/16 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , ,

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Konami soigne son beau jeu. Et il ne faut guère qu’une entame de match, après des menus et une entrée de joueurs inchangés, pour se rendre compte à quel point l’éditeur japonais a su faire évoluer sa licence phare. Pour le spectateur, les différences ne sautent pas aux yeux : il y a bien des modélisations supplémentaires des stars d’équipes partenaires – FC Barcelone en tête – mais en vue large, dans le feu de l’action, le rendu est très proche du cru 2016. Pad en main, c’est une autre paire de manche. Si l’arbitre demeure encore trop laxiste, les gardiens sont enfin passés professionnels. Parades, claquettes, sorties dans les pieds. Cette année, les derniers portiers font le show.

Et heureusement vu que les attaquants en face, frappent comme des mules. Les tirs fusent, les centres sont très précis. Peut-être trop… mais qu’importe vu que ces tentatives spectaculaires ne vont pas systématiquement au fond des filets. La physique de balle, toujours impeccable se charge du reste. On accordera une autre mention très bien à l’inertie des millionnaires en short, très réaliste… Enfin, impossible de ne pas citer l’intelligence artificielle revue et corrigée. Sur les côtés, vos latéraux n’hésitent pas à dédoubler et à multiplier les appels. En face, les récupérateurs ratissent comme des diables et les centraux sont redoutables dans le placement et marquent à la culotte. Avant de scorer, il faut faire tourner le cuir et attendre l’ouverture… Rarement un jeu de foot a atteint un si bel équilibre entre attaque et défense. Un travail à saluer.

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Sur le gazon, tout du bon ! Conséquence des efforts ressentis en ce sens, les modes de jeux sont similaires à l’an dernier. « Vers une légende » permet de se fondre dans la peau d’un seul joueur, mais manque de peps. On peut aussi disputer des coupes à travers le globe, des championnats… Le mode « My club » donne l’occasion de créer son équipe de rêve, fait le job et l’éternelle Master League reste efficace. Cette dernière valorise la formation des jeunes joueurs et sépare désormais le budget d’achat des salaires, sans qu’on puisse manuellement retoucher la balance. On dénote certes quelques incohérences dans les montants, mais dans l’ensemble la formule fonctionne et accroche pendant des heures. Le jeu en ligne, un peu lent au démarrage – le retour de bâton de pouvoir analyser en amont le style de jeu de son adversaire et de mettre au point pendant deux bonnes minutes une stratégie adéquate -, demeure fluide  une fois le match lancé.

Un petit bijou de sport virtuel qui pêche lors de l’immersion. L’atmosphère est loin par exemple d’un NBA 2K… Les commentaires français, assurés par le duo Grégoire Margotton / Darren Tulett sont répétitifs et souvent inappropriés. On les zappera donc au profit du duo anglais, plus en phase avec les actions. Reste à aborder le problème épineux des licences… qui n’en est pas vraiment un puisque de nombreux passionnés mettent à disposition des patchs histoire de retrouver le véritable nom des équipes (principalement britanniques, allemandes mais aussi le Réal Madrid et la Juventus) et leurs maillots. L’autre problème majeur, la mise à jour des équipes, a été gommé par Konami, qui effectue cette année un suivi en quasi-temps réel. L’envie d’être dans l’air du temps et de renouer avec le succès après des années dans le ventre mou du classement. Entamée il y a quatre ans, avec l’arrivée du moteur Fox Engine, la convalescence arrive à son terme. Personne ne s’en plaindra. (Jeu testé sur Xbox One)

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