PES 2019

03/09/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Les puristes le savent. En cas de match entre deux équipes de forces quasi-égales, marquer le premier but est souvent synonyme de victoire. Conscient de son retard, la simu de Konami arrivait donc l’an dernier quelques jours avant le bestseller Fifa dans les rayons… et marquait les esprits par sa volonté de (re)mettre au goût du jour le beau jeu. EA ripostait via un Fifa plus rapide, à l’allure pop-corn mais parfaitement mis en scène… En 2019, la donne change à nouveau, car « PES » déboule fin août… en pleine fin de mercato histoire de prouver pendant un petit mois à la communauté que le roi de l’époque PS2 est fin prêt à reprendre sa couronne…

Dans ses défauts, PES reste PES. Des grosses équipes portent des noms fantaisistes, des championnats manquent à l’appel… et la perte de l’habillage officiel C1/C3 parti chez la concurrence est un nouveau coup dur. Loin de se reposer sur ses lauriers, Konami a donc conclu une foulée de partenariats avec des championnats dits « mineurs ». Russie, Belgique, Argentine… et bien d’autres sont la preuve d’une volonté d’adopter une autre approche. On apprécie la démarche sans oublier que des patchs gratuits règlent facilement ce problème. Difficile en revanche de s’extasier devant le binôme Ligue des masters / Vers une légende, chers aux solistes. Ils sont toujours efficaces mais stagnent depuis un moment. On note toutefois un système d’achat / vente de joueurs entièrement revu, plus réaliste, où l’on négocie directement avec le club et le joueur, en voyant directement les pourcentages de réussite. Des missions imposées par le propriétaire apportent aussi un peu de challenge. De quoi se concentrer davantage lors des derbys et tenter d’enchaîner les victoires.

Heureusement ces petits bémols s’oublient aussitôt les 22 sportifs entrés sur la pelouse. Et même avant, lorsqu’on peut admirer la qualité des modélisations dans le tunnel. Le jeu bénéficie des effets de lumières somptueux et les styles des stars sont facilement reconnaissables in game. Les « signatures moves » qui permettent d’encore plus différencier chacun des millionnaires en short font leurs petits effets. Les touches de balles sont un régal et on passe des heures à faire circuler le cuir. Le gameplay dose parfaitement le trio vitesse/physique/placement. On en redemande. La gestion de la fatigue est aussi un modèle du genre. Les milieux souffrent à l’approche du dernier quart d’heure. User et abuser des changements automatiques – fonctionnalité reprise de Fifa mais peaufinée – est donc vivement conseillé. On notera aussi des gardiens efficaces et des stratégies qui influencent réellement le déroulé des matchs. Opter pour le Tiki-Taka, avec ses redoublements de passes est assez mortel. Quant à l’IA, elle s’adapte à votre style en cours de match… mais un peu trop tardivement ! Un paramètre à ajuster, tout comme sa tendance à quasiment jamais faire de faute ou à planter 90% de ses buts sur des passes en profondeur dans le dernier quart d’heure. Un passage dans ses stats suffit en effet pour démontrer qu’il reste encore quelques scripts trop visibles… Ca ne nuit pas au plaisir global, mais la perfection n’est pas encore de ce monde.

Reste à évoquer le mode « My Club », en partie repensé. Il ne s’agit plus désormais de dépenser 10000 points pour obtenir un joueur mais 25000 pour en avoir trois. On retrouve les légendes – Beckham en tête – et des montées en niveaux. Comparé à « Ultimate team » cette variante qui n’échappe pas aux micro transactions est quand même plus juste et on peut rapidement avoir une équipe solide sans débourser le moindre euro. La preuve d’un jeu respectueux, consacré à la vérité du terrain. Là est l’essentiel. (Jeu testé sur PS4 Pro)

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire