PORTAGES STYLE CARTOON

09/04/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

BORDERLANDS GAME OF THE YEAR – REMASTER

Les aventuriers de l’Arche sont doublement servis. En plus de l’annonce de « Borderlands 3 » attendu à la rentrée prochaine (le 13 septembre plus exactement), voici que déboule sans crier gare le premier opus dans une version « remaster », agrémentée de la 4k HDR sur nos PS4. Un manque comblé puisque le jeu de Gearbox sorti en 2009 était bizarrement absent de la « Handsome Collection » qui contenait sa suite et le fameux pré-séquel qui envoyait les gamers dans l’espace. Malgré ses dix ans d’âge, cette chasse aux trésors en désert post-apocalyptique façon Mad-max a bien vieilli. Les graphismes en Cell-Shading ont un côté indémodable et apportent un rendu BD parfait pour refléter l’atmosphère délurée de l’ensemble. Bien entendu, un léger lifting, notamment sur les effets a été opéré et quelques ajouts comme la présence d’une mini-map pour se repérer, renforcent l’expérience.

« Borderlands » puise également sa force dans son mode multi en coop. Les spécificités des différentes classes sont appréciables. Du gros bourrin au sniper en passant par le guerrier équilibré… Sans oublier l’héroïne spécialisée dans le maniement d’armes à capacités spéciales, telle l’électricité, il y en a pour tous les goûts. La présence du robot Clap Trap, toujours aussi caustique et aux précieux conseils est réellement sympathique. On se prend aussi au loot en étant charmé par l’Open World qui ne manque pas de personnalité. Quant aux compétences à débloquer, elles sont présentes mais font dans le classique style amélioration de la jauge de vie ou d’une furie. Plutôt long, bien dosé dans sa difficulté, le titre n’échappe toutefois pas à certaines quêtes Fedex, qui font office de remplissage. Un défaut dans lequel tombent encore nombre de AAA actuels. (Jeu testé sur PS4 Pro)

ACE ATTORNEY – PHOENIX WRIGHT TRILOGY

L’avocat le plus célèbre du jeu vidéo revient plaider sa cause ! Pour se rafraîchir la mémoire, il ressort – avec l’aide de Capcom – sa première trilogie des tiroirs, titres qui jusqu’à présent étaient disponibles uniquement sur consoles Nintendo ou sur Smartphones. Aux possesseurs de Xbox et de PS4 d’en profiter désormais sur leur TV dernier cri. Au bas mot ce sont près de soixante heures d’enquêtes et de suspense qui les attendent. A 30 euros la compil’, il est difficile de faire meilleur rapport qualité-prix, même si une fois les jeux bouclés et les suspects coffrés, on ne relancera pas forcément la machine judiciaire. Des histoires en one shot donc, mais à savourer, l’écriture étant complètement barrée.

Dans son gameplay, la série des « Phoenix Wright » se présente comme un visual-novel, forcément bavard. On y alterne des phases d’enquête où on récolte les indices avant de se présenter devant le juge en déposant ses preuves au moment opportun en usant des « Objections » avec bonheur. Les graphismes mangas associés aux mimiques des personnages sont réussis et l’humour est omniprésent. On notera que défendre ces innocents n’est pas de tout repos tant les retournements de situations sont nombreux et tordus. Pas autant que dans « Danganronpa », mais quand même… Le côté répétitif fait qu’on y revient surtout sur des moyennes sessions. Signalons enfin que ce portage est pour l’heure disponible uniquement dans la langue de Shakespeare. Mais bonne nouvelle, un patch VF est attendu pour cet été. Vivement ! (Jeu testé sur Xbox One X)

HOB DEFINITIVE EDITION

En deux épisodes de « Torchlight», la boîte indépendante « The Runic games » a su proposer une alternative solide à l’intouchable « Diablo ». Plutôt que de s’atteler directement sur un 3e épisode de leur hack’n slash, ils reviennent avec « Hob », jeu d’aventure-action qui fait indéniablement penser à « Zelda », même si là encore, les créateurs de Seattle insufflent par petites touches une véritable âme à leur bébé, qui se prête volontiers au format hybride de la Switch.

Une vue en plongée, des graphismes tendance cartoon, un monde fait de nature et de mécanismes. L’univers dépayse dès les premiers instants. Une impression renforcée par l’absence totale de dialogue (aucun texte) ou de tutorial. Dans « Hob », le joueur est livré à lui-même et doit comprendre le level-design en observant l’environnement qui l’entoure. Il y dirige une sorte de petit chaperon rouge qui suit d’abord un robot… avant de perdre un bras ! L’androïde intervient et lui greffe un membre spécial aux nombreux usages. Pour progresser, il faut ensuite dénicher une épée (améliorable dans son repère) puis résoudre différents puzzles, dont la particularité est de modifier le décor en ouvrant de nouveaux passages.

En résulte un open-world original qui emprunte au Metroidvania, avec la nécessité de débloquer certaines capacités pour progresser. Radical, le parti pris de minimiser la narration peut dérouter. Par moments, on a en effet l’impression d’avancer selon son instinct, sans réel but… mais d’un autre côté cet aspect contribue au charme de « Hob » qui deux ans après avoir envahi PS4 et PC déboule dans une finale édition qui sur la console de Nintendo se paie le luxe d’avoir des contrôles tactiles étudiés avec soin. D’où un jeu idéal pour les longs trajets, la durée de vie avoisinant les dix heures, voire plus si on ose sortir des sentiers battus. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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