“Project zero – La prêtresse des eaux noires”

18/11/15 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Project Zero

L’ombre d’Hideo Nakata, réalisateur de The Ring et Dark water, hante ce nouveau volet de Project Zero, qui dispose de sérieux arguments pour horrifier, au bon sens du terme, les possesseurs de Wii U. Un pur survival horror à la japonaise et à l’ancienne, dans lequel se croisent fantômes et démons maléfiques lors d’une virée sur le Mont Mikami. Jadis lieu touristique, cette montagne est désormais liée à la mort et à de mystérieuses disparitions. Si bien que les âmes en peine viennent y rendre leur dernier soupir, en ayant l’impression d’être accompagnées dans l’au-delà par les nombreux esprits qui y habitent. A vous aujourd’hui d’éclaircir le mystère et d’en explorer tous les recoins, forêts et grottes, en compagnie de jeunes gens à la recherche de leurs proches. Et comme on peut s’en douter, le voyage n’a rien d’une promenade de santé et met vos émotions à rude épreuve.

Project Zero : La prêtresse des eaux noires s’appuie sur cette atmosphère envoûtante, mélange de phases de recherches et d’actions, pour provoquer l’effroi. Et si parfois, l’influence d’un autre survival-horror, Resident Evil, se fait ressentir, elle n’est qu’un leurre. Oubliez les revolvers, fusils et autres bazookas, votre seule arme est « L’obscura caméra », un appareil photo capable de déceler les « ennemis fantômes » avant de les repousser à coups de clichés bien placés. Une idée atypique au service d’un gameplay spécialement étudié pour le Game Pad de la Wii U. En effet, s’il est possible de cadrer les sujets à l’aide des sticks, l’immersion est plus grande lorsqu’on « vise » avec le petit écran que l’on tient dans les mains. Original, novateur et plutôt bien fichu, même si le concept demande un temps d’adaptation avant d’être maîtrisé.

En plus d’être votre principal outil de survie, cette « Obscura Camera », qu’il faut recharger à l’aide de films plus ou moins puissants et équiper d’objectifs ayant chacun ses spécificités, s’avère utile lors des phases plus calmes, comme découvrir les chemins empruntés par d’autres personnages. Tecmo interroge ainsi le passé, les souvenirs, à travers un titre qui s’inscrit parfaitement dans la mouvance des jeux vidéos japonais actuels. Industrie qui fait fi de la course à la technologie et des rythmes ultra rapides pour se concentrer sur un imaginaire, une psychologie et provoquer des émotions fortes. Et tant pis si certains mécanismes semblent datés, le plaisir que l’on ressent est ailleurs, dans l’immersion et l’affect que l’on ressent pour Yuri et ses proches.

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