“Resident Evil 4″, Dead Rising triple Pack” : Capcom ressuscite les zombies

26/09/16 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

DEAD RISING TRIPLE PACK

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Capcom et les zombies, c’est une histoire qui saigne, puisqu’en sus de « Resident Evil », la firme japonaise dispose dans un genre orienté baston 3D de la série « Dead Rising ». Et en attendant le 4e opus, qui débarquera pile à temps pour animer les fêtes de fin d’année (en exclu, comme son prédécesseur sur Xbox One), voilà que la PS4 accueille un triple pack qui regroupe le volet originel, sorti il y a dix ans, ainsi que sa suite et son spin-off Off the record. Un portage qui vaut par sa fluidité et la qualité des bastons mais pêche par une technique en deçà…

Il n’y a qu’à lancer le prologue de l’aventure de Frank West pour se rendre compte à quel point « Dead Rising » est un jeu différent. Différent dans sa mécanique, qui vous impose de rallier un hélicoptère dans les 72 heures (fictives) dans l’espoir de s’échapper d’un gigantesque centre commercial infesté de sales walkers. Toute ressemblance avec L’armée des morts de Romero étant bien évidemment volontaire. Alors notre reporter choisit ses missions, prend en photos les survivants effrayés, tente de les sauver et détruit des dizaines d’ennemis simultanément avec tout ce qui lui passe sous la main. L’interaction avec le décor est un modèle du genre et le défouloir a le mérite d’être parcouru plusieurs fois sans ennui. Il est en effet impossible de répondre à toutes les sollicitations lors du premier run. Seul défaut de taille, le jeu paie son âge : le gameplay a un aspect lourd et les graphismes font datés. Les développeurs n’ont pas repris leur bébé à zéro. Cela se ressent aussi avec les courts mais nombreux temps de chargements, lorsqu’on change de zone. A la longue ça coupe le rythme.

« Dead Rising 2 » bénéficie du même traitement. Changement de décor toutefois puisque l’action se déroule, toujours sur le concept des 72 heures, à Fortune City. L’humour bad ass y est encore plus prononcé et votre avatar prend les traits de Chuck Green un ancien champion de moto-cross très efficace quand il s’agit d’en découdre. Là encore, infectés et psychopathes se dressent sur votre chemin. Efficace mais malgré une réalisation un peu plus soignée (le titre date de 2010), l’histoire est moins marquante et le personnage manque de charisme. On préfèrera donc parcourir la ville en compagnie de ce bon vieux Frank West dans « Dead Rising 2 : Off the record » qui conclue une compil’ de titres originaux à parcourir au moins une fois…. En regrettant que la refonte ne soit pas plus complète.

RESIDENT EVIL 4

Dans le flow de remakes qui inondent cette génération de consoles, la série phare de Survival horror fait partie de celles qui s’en tirent le mieux. Décidé à ne pas faire les choses à moitié, Capcom reboote un à un, consciencieusement, tous les épisodes, de sorte à ce que les possesseurs de PS4 bénéficient dans les meilleures conditions de l’intégrale « Resident Evil ». A l’heure actuelle, les épisodes 0 et 1 – parmi les plus anciens – ont été magnifiquement rebootés, alors que les opus 3D, plus récents, bénéficient d’un lifting efficace. La sortie de cet opus 4 entre dans cette seconde catégorie… On profite donc d’un traitement Full Hd cadencé à 60fps, ce qui renforce le confort visuel et le plaisir ludique. Petit bémol, les textures, vieilles de onze ans n’aient pas été remises au gout du jour, ce qui tranche avec la qualité intrinsèque du jeu. Car on ne le répètera jamais assez, « Resident Evil 4 » est un indispensable et démontre ici qu’il résiste au poids du temps. Un chef d’œuvre qui en plus de dynamiser le genre dans sa version 3D est un parfait mélange entre action, exploration et doses de frayeurs. Etendue sur plus de vingt heures, l’aventure de Léon Kennedy s’avère donc indispensable pour les néophytes et les nostalgiques de l’époque Gamecube qui se délecteront de cette succession de zombies et de boss immenses dans des lieux mythiques. (Jeu testé sur PS4)

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