RESIDENT EVIL 7 : BIOHAZARD

06/02/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , ,

Le nouvel opus de la saga phare de Capcom marque un tournant à plus d’un titre. Un come-back vers l’horreur, à l’état pur… Amputée de sa partie action, qui prenait de plus en plus de place depuis le 4e volet, jusqu’à friser l’indécence dans le 6e, l’aventure menée par Ethan Winters rappelle cette journée de 1996, lorsque les gamers voyaient Jill Valentine et Chris Redfield pénétrer dans un manoir lugubre peuplé de zombies. Cette fois, direction la Louisiane et la maison hantée (ainsi que ses environs) de la famille Baker, où votre petite amie est retenue prisonnière. Ni une ni deux, vous volez à son secours. Seul hic, la mission de sauvetage prend une allure inattendue. Atmosphère sombre, calme apparent, danger omniprésent…. Les développeurs jouent sur vos nerfs, dosent parfaitement les jump scares et ne lésinent pas sur les effets gores. Ames sensibles s’abstenir ! Surtout que pour la première fois, Resident Evil se joue en vue subjective. L’immersion est immédiate et mieux vaut avoir le cœur bien accroché pour oser mener le périple à son terme.

Autre nouveauté et de taille, la présence d’une option « Playstation VR » qui permet de vivre intégralement l’aventure en réalité virtuelle, avec la possibilité de revenir au mode « normal » à tout moment. Dans ces conditions, la plongée en enfer réserve des sensations inédites et on la savourera par petites sessions, pour sa santé mentale et son petit cœur qui prend un coup à chaque apparition d’ennemis génétiquement modifiés. Munitions limitées, énigmes à résoudre, ce « Resident Evil 7 » vaut par son rythme, son challenge et ses références aux films de genre. Le bestiaire n’est certes pas conséquent, mais a le bon goût d’être charismatique, à l’instar de Jack Baker, psychopathe qui vous poursuit pendant une bonne partie de votre promenade. Enfin, on soulignera cette idée lumineuse d’insérer à intervalles réguliers des VHS dans des magnétoscopes. Astuce permettant incarner d’autres personnages et de lever le voile sur une histoire tragique, étalée sur une quinzaine d’heures, plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord. Une nouveauté de choix donc, à l’allure de vrai faux reboot qui retrouve (enfin) l’essence souhaitée jadis par Shinji Mikami. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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