RIDE 3

03/12/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Question simu de moto, impossible d’arrêter Milestone. Et si la qualité varie selon les propositions, le nombre de sorties a de quoi donner le tournis aux non spécialistes de la discipline. On y note en effet la série des « MX GP » consacrée aux deux roues tout terrain, celle des « Moto GP » destinée aux férus du championnat du monde sur circuit, un volet à l’effigie de Valentino Rossi et donc les « Ride » qui contrairement aux autres ne suit pas la logique d’une cadence annuelle. Ce 3e épisode était donc attendu de pied ferme… et bonne nouvelle, il ne déçoit pas.

« Ride 3 » lorgne indéniablement du côté de « Gran Turismo ». A savoir qu’il s’agit de rendre hommage à un sport sous toutes ses formes. La carrière en est le parfait exemple. On y lit des magazines consacrés à tel ou tel type de motos provenant de tous les horizons, avant de se lancer dans une course liée à la thématique en question, avec les restrictions qui s’imposent. De jour, de nuit, sous la pluie ou en plein soleil on fait vrombir le moteur de son destrier sur une trentaine de pistes, dont un bon tiers d’inédites. Et comme il y a plus de 250 bolides, l’amateur a de quoi faire. Pad en main, les sensations sont là et différentes selon les modèles. La possibilité d’effectuer les réglages oriente le titre vers l’arcade ou la simu. Chacun y trouvera son compte. Il faut cependant composer avec le centre de gravité du pilote pour ne pas enchaîner les gamelles et ainsi abuser de la fonction rewind. Utilisation qui enlèvera des précieux points d’expériences à la fin du run.

Graphiquement, le jeu franchit un cap grâce au passage à l’Unreal Engine 4. On sent mieux les volumes et les décors sont plus affinés. Le meilleur exemple reste le circuit de Ténérife au milieu des montagnes. Ce changement de moteur graphique est d’autant plus réussi qu’aucun ralentissement ne se fait sentir, y compris en vue « guidon », forcément plus immersive. Quant à l’aspect sonore, il s’impose comme un modèle du genre.

Long à boucler, « Ride 3 » dispose aussi de fonctions plus adaptées aux casuals avec par exemple des contre la montre ou des départs lancés où il faut faire parler la vitesse sur une courte distance en gérant manuellement les vitesses. Plus technique qu’il n’y paraît. Quant aux spécialistes, ils tenteront de briller en ligne ou en haut du classement des défis hebdomadaires. Tout juste pourra-t-on signaler un manque de personnalisation vis-à-vis de son avatar ainsi que des temps de chargements qui coupent le rythme… Menus défauts pour un jeu qui ne fait pas de fioriture pour aller directement à l’essentiel. (Jeu testé sur PS4 Pro)

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire