SEA OF THIEVES

15/04/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Vous avez toujours rêvé, de la vie de pirates ? Cela tombe bien Microsoft vous invite à partir en mer découvrir trésors et autres merveilles dans un « Sea of thieves » accrocheur, à la direction artistique impeccable. Jack Sparrow virtuels, à vos bateaux !

Pour tout amateur de jeux vidéo ayant dépassé la vingtaine, Rare est un développeur culte. Lié autrefois à Nintendo pour lesquels ils ont signé des chefs d’œuvres comme « Donkey Kong Country » ou « Goldeneye », les créateurs britanniques débauchés par Microsoft ont depuis sévis sur des jeux Kinect pour des résultats moins concluants. On ne peut donc que se réjouir de les voir à l’œuvre sur une nouvelle franchise, qui plus est, sur une thématique originale.

Le visuel cartoon témoigne d’une envie de proposer une aventure à prendre au second degré. Les pirates ont tous de sacrés gueules et leur voyage en mer – la représentation de l’eau est la plus belle à ce jour – sont réellement palpitants. Quand on arrive à des avants postes trois choix s’offrent aux mécréants : aller piller des trésors, combattre des armées de squelettes ou rapatrier des animaux / objets. Tout le sel consiste à accomplir sa mission puis à rentrer à bon port. Pas si simple…

La raison ? « Sea of Thieves » est taillé, voire réservé au multijoueur en coopération. Les solitaires peuvent certes s’improviser baroudeur, mais la possibilité de se faire attaquer par une embarcation adverse organisée et de se faire piller est extrêmement grande et provoquera nombre de frustrations. Idem lorsqu’on tente de coopérer online avec des inconnus qui auront vite fait – dans le meilleur des cas – de vous ignorer pour conserver un max de butin. Profiter de ce AAA demande donc d’avoir trois amis fidèles avec lesquels on peut communiquer via un casque / micro.

Dans ce cas de figure, on trouve du plaisir. On coordonne ses tâches, la navigation de ses trois mâts, les attaques et les défenses. Conséquence : chaque trip réserve des instants aussi mémorables que poilants. Là encore, on peut attaquer autrui ou se faire surprendre au dernier moment par une embuscade tendue par d’autres joueurs. Cependant, aucun galion contrôlé par l’IA n’arpente les mers, ce qui donne parfois une impression de vide lors des allers-retours. Les tempêtes et les réparations se chargeront toutefois de vous occuper lors des périples à priori les plus simples.

Si remplir un contrat donne de l’expérience et de l’argent pour acquérir du nouveau matériel, habits ou armes, celui-ci n’est que cosmétique et n’améliore pas les performances de votre avatar. L’idée tranche avec les productions habituelles mais a le mérite de remettre au goût du jour le plaisir de jouer, uniquement pour le fun. L’idéal sera donc de boire la tasse par petites / moyennes sessions, afin d’éviter une certaine répétition entre les quêtes et de coller à l’esprit frais de ce « Sea of thieves, idéal pour démocratiser le Xbox Game Pass, service à abonnement mensuel mis en place pour Microsoft et qui permet d’accéder au jeu, sans passer par la case achat plein pot. (Jeu testé sur Xbox One X et PC)

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