SEKIRO : SHADOW DIE TWICE

01/04/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

En quelques années, From Software n’est pas seulement devenu le spécialiste des jeux Hardcore. Non, la firme Japonaise a su créer un genre, baptisé « Souls Like » en référence à sa série des « Dark Souls ». Se frottant souvent à un univers chevaleresque, les développeurs changent de registre en revenant à leurs premiers amours, les shinobis… qui leur avaient permis via « Tenchu » d’atteindre des sommets sur la célèbre PS One.

Sous ses airs attrayants, ses combats nerveux, sa fluidité à toute épreuve et la cohérence de son univers d’une rare beauté, « Sekiro » possède de solides arguments pour séduire le joueur occasionnel. Mais attention, le jeu est d’une difficulté redoutable et passé le tutoriel, patience et skills sont indispensables pour avancer dans le périple. Et seuls les meilleurs, prêts à mourir encore et encore pourront en voir le bout. Une donnée à prendre en compte avant de procéder à l’achat et donc d’être rapidement frustré… Ici, il n’y a pas de mode facile ni même de message d’entraide comme dans les précédents titres du développeur…

Si vous vous sentez de taille, le jeu saura vous récompenser. Comme dans « Devil May Cry 5 » votre héros perd rapidement un de ses bras… un handicap transformé en force puisque vous pourrez greffer différentes prothèses disposant de capacités spéciales. Jeter des étoiles ninja, manipuler le feu, les haches et plus encore pour peu que vous trouviez les objets adéquats. Chaque utilisation est limitée (il faut des ressources pour les recharger) et apporte une aide précieuse en combats… mais rien ne vous garantit la victoire. Pour terrasser les nombreux guerriers qui se dressent sur votre chemin, il faut surtout faire usage de la parade. La barre d’endurance des « Souls » est remplacée par une jauge qui se remplit au fil des attaques déviées, ouvrant ainsi une brèche à un instant T. A vous de déjouer les plans des mécréants pour placer un coup d’estoc… Forcément certains mouvements ne peuvent pas être parés… l’esquive est alors la meilleure solution.

En plus de posséder plusieurs arbres de compétences distincts (on peut par exemple régénérer partiellement sa santé lors des exécutions façon « Bloodborne » ou apprendre des nouvelles techniques), notre assassin use et abuse du grappin pour monter sur les toits. La furtivité (également améliorable) est un autre atout à maitriser sur le bout des doigts. La preuve, prendre à revers un sous boss lui enlève directement la moitié de sa barre de vie ! En cas de gros blocage, on étudie le level-design concocté par Hidetaka Miyazaki et son équipe… puis on frappe. La fuite est aussi une option, mais se passer des matériaux récoltés sur les forces maléfiques les plus redoutables serait dommage, tant les fights sont épiques.

Autre particularité : le pouvoir de résurrection. En cas de mort prématurée, on peut donc faire revenir une fois Sekiro à la vie… Attention à ne pas abuser de ce don qui en cas de nouvel échec répand la peste noire sur les gentils PNJ rencontrés. Conséquence directe, le pourcentage d’intervention divine baisse drastiquement et une grande partie de l’expérience acquise depuis le précédent point de contrôle, ainsi que l’or récolté s’envole en fumée. Un parti pris radical qui démontre à lui seul que ce hit édité par Activision ne pardonne rien… vraiment rien. Les purs gamers adoreront, les autres espèrent déjà une mise à jour avec une difficulté plus permissive. Mais connaissant la philosophie du studio, pour qui la mort est une nouvelle chance offerte au joueur, il y a peu – pour ne pas dire aucune – chance qu’une telle idée soit dans les cartons. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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