SHADOW OF THE COLOSSUS

04/02/18 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Entre « Ico » et « The Last Guardian », il y a « Shadow of the colossus ». Sorti en 2005 sur PS2, ce véritable chef d’œuvre signé Fumito Ueda est rapidement devenu un classique. Sa musique envoutante et son cachet artistique, absolument parfaits, semblent résister au temps et à toutes les modes. C’est ainsi qu’à l’automne 2011, le jeu était logiquement relifté en HD sur PS3. Une édition définitive ? C’était sans compter sur le désir de Sony de porter le bébé sur sa PS4 et de lui faire subir une refonte technique intégrale. Pour le meilleur… et seulement le meilleur.

Désormais parfaitement fluide, plus beau que jamais et agrémenté d’une prise en main plus souple, grâce au choix entre différents modes de contrôle « Shadow of the Colossus » envoute. Il n’y a pourtant aucun nouveau contenu à l’horizon, choix qui pourra faire hésiter les plus anciens avant de repasser à la caisse. A l’inverse, tous les autres se doivent d’essayer ce titre poétique, où l’objectif consiste seulement à trouver et à abattre seize colosses afin de sauver sa bien-aimée …

Tout est question d’atmosphère. Le héros chevauche son destrier, fait briller son épée à la lumière du soleil, y voit la direction à suivre… puis s’engouffre dans les plaines et montagnes désertiques avant de se retrouver face à son imposant ennemi. Chaque apparition, cinématographiée, est un moment unique, qui provoque des sensations rares dans les jeux vidéo. Une fois le combat enclenché, il convient d’assimiler le pattern, puis de grimper sur le colosse en question en lui assenant des coups d’épées sur ses points faibles. Une petite partie puzzle et une barre d’endurance – que « Zelda Breath Of The Wild » a depuis repris – compliquent un peu la tâche. Pas d’équipement à améliorer, d’indications sur l’écran ou de quêtes secondaires. Là où cela pourrait être un défaut, ces choix sont ici signe de pureté.

Le rehaussement graphique accentue le côté épique. La profondeur de champ renforce l’impression de grandeur, de démesure. Résultat on se plonge dans l’aventure pour son cachet, encore plus que pour son gameplay. Un tour de force, qui fait redécouvrir l’œuvre, comme aucun remaster / remake n’avait réussi à le faire jusqu’à présent. (Jeu testé sur PS4 Pro à partir d’une version fournie par l’éditeur)

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