“SHENMUE 1 & 2” / “YAKUZA KIWAMI 2”

26/08/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Pour notre plus grand bonheur, les fantômes de l’âge d’or de Sega n’ont pas fini de nous hanter. Et ce ne sont pas ces nouveaux remakes, qui inaugurent la rentrée, qui vont nous faire mentir. Ainsi « Shenmue », le chef d’œuvre de Yū Suzuki connaît les joies d’une remastérisation de ses deux épisodes, près de vingt ans après leur sortie sur l’illustre Dreamcast… Et le célèbre « Yakuza » fait une nouvelle entrée remarquée.

Avec sa liberté quasi-totale – surtout si on considère l’époque, le milieu des années 1990 -, ces PNJ qui semblent vivre leur propre vie, un cycle jour / nuit avec lequel il faut composer et ces quelques mini jeux (anciennes bornes d’arcades, courses de chariots de caristes…), la quête de Ryo dans « Shenmue », lequel souhaite retrouver les meurtriers de son père, a posé les bases des open world. Et sans lui, les blockbusters de Rockstar, « GTA » ou « Red Dead Redemption », n’auraient sans doute pas la même aura. Oui, mais du temps a passé, et se replonger dans cette vengeance, signifie aussi faire un bond en arrière. Et mis à part des textures HD, qui rehaussent légèrement la partie visuelle et la VO Japonaise sous-titrée, il s’agit d’un simple portage. Résultat, on doit toujours composer avec une certaine rigidité. N’espérez pas trouver une mini-map en bas de l’écran. Non, ici Ryo doit se repérer grâce aux plans situés dans les quartiers. Il faut donc mémoriser l’itinéraire avant de se rendre chez le prochain interlocuteur. En 2018, ça fait un peu démodé… L’esprit jusqu’au boutiste de cette adaptation se retrouve même dans les options, où le pad et la carte mémoire de la Dreamcast trônent fièrement…

Heureusement l’histoire reste prenante et nous emmène dans différents environnements, du Japon à la Chine. Les rebondissements ne manquent pas et les combats inspirés de « Virtua Fighter » ainsi que les nombreux QTE dynamisent l’expérience. La personnalité de Ryo, jeune homme posé tranche également avec la figure habituelle du héros. « Shenmue » détourne les clichés avec brio. Quant aux rebondissements, ils sont nombreux et concluent chacun des chapitres… car il ne faut pas l’oublier, il s’agit d’une trilogie, qui sera bouclée en août 2019 avec « Shenmue 3 ». Une sortie ultra-attendue dans toute la sphère vidéoludique. Vivement.

Une narration aux petits oignons découpée en plusieurs épisodes, des salles d’arcades avec des mini-jeux de la grande époque, des combats dynamiques, un semi-open world, des cliffs à foison… et depuis deux ans, une succession de remakes ! A plusieurs titres, la série « Yakuza » est l’héritière de « Shenmue ». Ce remaster du 2e volet, qui se déroule en 2006 en est une nouvelle preuve. Reste que contrairement au monument de la Dreamcast, Sega a peaufiné son bébé en évitant le piège du copier/ coller. Esthétiquement revu à la hausse, arc scénaristique inédit en présence d’un personnage emblématique, introductions d’armes pour mieux contrer les ennemis… la liste des ajouts est longue et mérite de (re)faire ce périple, passé assez inaperçu lors de sa sortie.

Entre deux conquêtes de territoires ou bastons de loubards, Kazuma Kiryū a de quoi faire à Osaka. A commencer par peaufiner ses techniques, avec un arbre de compétences étoffé. Dans cette ville sans foi ni loi, magnifiquement restituée à l’aide du moteur Dragon Engine (qui faisait déjà des merveilles sur « Yakuza 6 »), il est aussi possible d’aller jouer au golf, de draguer… ou de s’adonner à la gestion d’un bar à hôtesses ! Satisfaire les clients est aussi amusant que dans « Yakuza 0 » et demeure encore le moyen de glaner les yens. De quoi se préparer au mieux pour les nombreuses joutes viscérales suscitées. En comptant les dizaines de quêtes annexes, le jeu frôle les 50 heures de durée de vie. Colossal.

Et même si l’on conseillera logiquement de débuter par l’épisode 0 avant d’enchaîner les suites (les volets 3, 4, 5 vont être adaptés sur PS4, le 6 est déjà disponible) ceux qui voudraient prendre le train en marche seront heureux d’apprendre qu’un petit récap (facultatif) est proposé d’emblée… Un quasi sans faute, si l’on excepte l’absence de traduction des sous titres en français, ce qui empêchera les non anglophobes de se plonger dans l’histoire. Et l’histoire, dans « Yakuza », est primordiale ! (Jeux testés sur PS4 Pro)

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