SHENMUE 3

16/12/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

« Shenmue » est une œuvre à part dans les jeux vidéo. Sortis en 1999 et 2000, les deux premiers volets ont marqué l’histoire de la Dreamcast, la dernière console de Sega. Yu Suzuki, déjà créateur de « Virtua Fighter » a su à travers son bébé redéfinir le RPG en proposant un simili monde ouvert avec une liberté d’action quasi-totale. Pourtant, le périple de Ryo, à la recherche de l’assassin de son père restait inachevé et les fans n’eurent d’autre choix que d’attendre une suite hypothétique… annoncée en grande pompe par Sony lors de l’E3 2015 ! Aujourd’hui disponible, ce troisième volet reprend exactement là où on avait laissé le jeune héros, qui accompagné de la belle Shenhua, place enfin les miroirs du Phoenix et du dragon dans leur emplacement.

Si un petit récapitulatif des opus 1 & 2 est proposé sur le menu, on conseillera aux nouveaux venus de parcourir la compilation sortie fin 2018 sur PS4 pour ne perdre aucun détail. La narration étant en effet au cœur du projet. Mais méfiance, contrairement à ce que l’on aurait pu croire « Shenmue 3 » se termine par un nouveau cliff… mettant à rude épreuve les nerfs des gamers tant il n’est pas gagné – tout dépendra des ventes – qu’un nouvel épisode voit le jour. Il s’agit là du principal défaut de ce titre ô combien nostalgique. En se privant d’apporter une conclusion et en ne faisant avancer l’intrigue que par petites touches, Yu Suzuki prend le risque de ne jamais nous raconter le fin mot de l’histoire. Dommage, l’occasion était belle.

D’un point de vue technique, c’est joli et les décors pittoresques de la Chine vu à travers les villages de Bailu et Niaowu, ne manquent pas de charme. Dans son approche, « Shenmue 3 » reprend les codes de ses aînés. On récolte des informations auprès des PNJ, accomplit des services et on combat des ennemis. Cette partie baston a été la plus remodelée et colle désormais mieux avec la maitrise du Kung-Fu de Ryo. Les joutes en arène fermées sont assez techniques et la marge de progression est conséquente. Entre deux missions, il est nécessaire aussi de se ravitailler et de se reposer. Un concept qui casse parfois le rythme mais colle avec l’esprit des jeux des années 2000 et recherche une forme de réalisme. A prendre ou à laisser.

En développant la relation entre Ryo et Shenhua le titre développé par YS Net regorge d’émotion. Le gamer devra par contre composer avec une certaine rigidité. Les personnages rencontrés semblent figés et n’existent que pour permettre la progression du joueur. Preuve d’un jeu volontairement à l’écart des modes et fidèle à ses principes, dictés il y a vingt ans…  (Jeu testé sur PS4 Pro)

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