SHERLOCK HOLMES : THE DEVIL’S DAUGHTER

08/06/16 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , ,

Sherlock 1

C’est le plus grand des détectives, oui c’est lui, Sherlock Holmes le voici… Du roman de Sir Arthur Conan Doyle aux animés chapeautés par Hiyao Miyazaki jusqu’aux films mettant en scène Robert Downey Jr ou la série menée par Dominic Cumberbatch, le célèbre propriétaire du 221 Baker Street enquête sur tous les médias. Les jeux vidéo n’échappent pas à son flair légendaire sous la houlette de Frogwares, qui signe déjà son 8e opus autour de notre héros, toujours accompagné de son fidèle Docteur Watson.

L’expérience se ressent dès les premiers instants. Depuis 2002, le studio se remet en cause et accouche aujourd’hui d’un jeu qui se démarque de la simple aventure narrative ou du point and click. Si au fil des chapitres, qui vous permettent d’incarner différents personnages, jusqu’au chien de Sherlock, le joueur n’échappe pas à des actions futiles ou désagréables (ramoner une cheminée ou cirer des pompes…), le mélange entre investigation, action, énigmes et suspens est rondement bien mené. L’immersion dans l’Angleterre Victorienne est prenante et l’atmosphère glauque à souhait. Malgré quelques incohérences scénaristiques et des idées parfois tirées par les cheveux, l’envie de progresser est bel et bien présente. On a envie de découvrir  tous les indices, de les analyser, les regrouper avant de donner sa conclusion… L’apparition de « choix moraux » comme dans les productions Telltale renforcent l’empathie que l’on a envers Mr Holmes et pousse à la rejouabilité les plus férus des privés en herbe.

Sherlock 2

Des zones obscures ternissent ce beau tableau… Si graphiquement le jeu est inégal mais reste propre, les temps de chargements entre deux zones sont longs et coupent le rythme. Certes, lors des déplacements en fiacre on peut ouvrir son carnet et consulter ses preuves, mais les multiples allers-retours sont laborieux. A l’identique, l’échec d’un petit QTE fait revenir au début de la scène… après une nouvelle attente. En ressort un côté haché désagréable. Malgré les choix proposés le joueur a parfois l’impression d’évoluer sur des rails. Murs invisibles, progression balisée avec ses passages obligés, peu de variété d’approches lors des phases de poursuites et d’infiltrations. A ce niveau, « Assassin’s creed », pourtant en monde ouvert, fait mieux. On regrette aussi l’absence d’une VOST et donc l’obligation d’entendre Sherlock parler français lors des cinq investigations, reliées par une trame principale, que contient la galette.

Pas de quoi faire la fine bouche vu la prise de risques de Frogwares, qui désormais édité par Bigben, se montre très ambitieux. Deux niveaux de difficultés sont disponibles : un pour découvrir l’histoire (réglé par défaut), l’autre pour les amateurs de recherches permettent de satisfaire tous types de joueurs. Le détective a toujours une sorte de 6e sens qui révèle de précieux indices et une option illimitée propose de passer à la suite des évènements en cas de blocage sur un puzzle. De quoi ravir ses disciples, en attendant une probable suite, qui en gommant certaines erreurs, s’avèrera incontournable pour tous les gamers… (Jeu testé sur PS4)

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