“SILENCE” – “DEPONIA” – “YESTERDAY ORIGINS” : POINT AND CLICK SUR CONSOLES

04/12/16 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , ,

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Historiquement liés au PC, les point and click ont pris ces dernières années la bonne habitude d’être adaptés sur consoles…. Et personne ne s’en plaindra. Les soucis d’un gameplay au pad – moins ergonomiques qu’un combo clavier / souris – grandement gommés grâce à l’imagination des développeurs, on a vu arriver avec succès « Les Chevaliers de Baphomet 5 » suivi des adaptations de « Monkey Island » et « Day of the tentacle », titres mythiques signés Tim Schafer. Cet hiver, le genre connait même une cure de jouvence grâce aux sorties de « Deponia » et « Silence » du studio Daedalic suivi de « Yesterday origins », édité par Microïds.

Disponible depuis 2012 sur ordinateur, « Deponia » trimballe désormais son humour dévastateur sur PS4. Aventure décalée dans laquelle on dirige un certain Rufus. Lassé de vivre sur une montagne de détritus, le jeune homme au caractère pour le moins pédant, se met en tête de quitter son domicile dans l’espoir de rejoindre un monde meilleur. Véritable hommage aux classiques des années 1990’s suscités, le titre multiplie les références. L’esthétique dessin animé séduit… mais camoufle derrière son air accessible une difficulté redoutable. La succession d’énigmes demande d’allier le sens de la logique à cet esprit tordu qui guide le périple de cet anti héros. Récupérer des pois au Wasabi, fouiller un squelette, reproduire un costume avec des ustensiles tels qu’un balai… mettront la patience des novices à l’épreuve. Gonflé donc, mais à essayer en connaissance de cause.

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Suite assumée des « Chroniques de Sadwick », « Souvenir » délaisse le second degré pour privilégier l’émotion. La direction artistique, somptueuse, contribue grandement à l’immersion dans ce monde à mi-chemin entre rêve et cauchemar où sont rapidement séparés Noah un adolescent et sa petite sœur, Rufus. La présence d’indices (que les vétérans peuvent facilement désactiver) rendent l’aventure très accessible aux débutants. Les différents objets à utiliser sont plus faciles à trouver et on apprécie la présence de Spot, un petit animal aux multiples capacités utiles pour venir à bout de bien des mystères. Plus narratif comparé à la concurrence, « Souvenir » se boucle assez vite – comptez environs 7 heures en prenant votre temps – mais a ce charme de réunir autour de la Tv le gamer et le casual, tous happés par ce visuel pictural, parmi les plus beaux graphismes 3D vus cette année. Presque à faire frémir Pixar.

Sans renier le passé, « Yesterday origins » s’impose comme le fer de lance du point’n’click new gen. La preuve ? les immortels John Yesterday et sa compagne Pauline Petit n’ont de cesse de voyager dans le temps. De l’inquisition espagnole au Paris d’aujourd’hui, leur périple identitaire narré sous un style BD fort appréciable envoute… même si nombre de casse-têtes, il faut l’avouer, sont assez tarabiscotés et privilégient l’association d’objets. Assez coton, donc. Entièrement doublé en français – là où par exemple les jeux Deadalic restent en VOST – et plutôt bien, on éprouve vite de l’empathie pour le duo… et on prend un vrai plaisir dans les phases où il faut le faire coopérer. Fin, frais, drôle, palpitant et doté d’une durée de vie convenable ce préquel, toujours développé par les espagnols de Pendulo tranche avec le premier « Yesterday », mais demeure un voyage à accomplir pour tous les amateurs du genre. Surtout que l’interface sur PS4 est très intuitive. Ne reste plus qu’à faire marcher sa caboche ! (Jeux testés sur PS4 Pro)

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