TENNIS WORLD TOUR

27/05/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

En rade depuis maintenant plus de sept ans et un certain « Top Spin 4 », les amateurs de simulation de Tennis peuvent enfin se remettre à taper dans la balle jaune via « Tennis World Tour » qui, comme par magie débarque en ce début de Roland Garros. Logique, vu l’actu… mais aussi un poil précipité, comme en témoigne un certain manque de finition, qui gagnera à faire l’objet de quelques patchs, sous peine de tomber du mauvais côté de la ligne blanche. Explications.

Le sport individuel n’autorise aucune défaillance. Et il en va de même pour leurs adaptations vidéoludiques. Toute la difficulté du tennis réside dans le dosage du rythme et de l’intelligence artificielle des joueurs, qui doit si possible correspondre aux vraies réactions des millionnaires en short. Malgré une inertie assez prononcée et des rattrapages de balles improbables, le jeu édité par Big ben s’en sort honnêtement sur ces points. On aurait certes aimé plus de dynamisme au moment de servir et des parties moins hachées, mais les sensations sont là. La touche R2 dédiée au sprint, associée à une gestion pointilleuse de l’endurance sont des idées bien exploitées. Idem en ce qui concerne le gain d’aptitudes, qui sous forme de cartes, donne différents bonus (être légèrement plus souple dans les points cruciaux, mieux gérer les retours…). Des nouveautés bienvenues.

Si la présence des stars reste minime – on voit Federer, Monfils… mais pas Nadal -, les tournois sont renommés. La licence ne se négocie pas directement avec l’ATP mais au cas par cas, ce qui complique la donne en plus de faire monter les coûts -. Il y a heureusement de quoi faire et on sent les différences d’impact de la balle selon les surfaces. Les styles de jeu sont aussi variés de la part de l’I.A… qui loupera par contre la balle sur des coups à priori faciles. Un problème à combler tout comme les saccades qui agacent lorsqu’on est sur le point de frapper un revers dévastateur. L’immersion pendant les rencontres est un autre point faible, à l’image de la foule et d’un commentateur qui rabâche inlassablement les mêmes propos, souvent à côté de la plaque. On aura donc vite fait de couper ses interventions. Enfin, il faut signaler qu’à l’heure actuelle, les serveurs onlines sont fermés. Il faut donc patienter quelques jours avant de pouvoir se fritter à ses potes…

Malgré ses imperfections et son bond en arrière comparé à « Top Spin 4 » (une partie des développeurs était pourtant sur les deux projets), « Tennis World tour » procure du plaisir à moyen terme. Les échanges sont plaisants et le mode carrière qui suit un calendrier annuel, assure le minimum syndical. Gravir les cent places qui vous séparent du sommet n’est pas une sinécure et nécessite un minimum de persévérance. Des bases sur lesquelles il faudra s’appuyer pour améliorer l’expérience et démontrer définitivement que le genre à sa place sur nos bécanes. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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