[Test] Gears of War : Judgment

09/04/13 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , ,

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Gears of War est l’une des séries phares de la Xbox360. Une killer app qui fait vendre la console et assure sa vitrine depuis ses débuts, ou presque. On y suit un commando de gros biscottos en guerre contre des méchantes crevettes extra-terrestres, les Locustes (façon District 9, mais vraiment patibulaires) qui veulent coloniser la terre. Ca défouraille autant que ce que l’humour est gras, c’est volontiers très bas de plafond, les ados adorent.

Ce Judgment, 4ème volet de la saga, se débarrasse d’une partie du cast emblématique, et s’est entièrement vu confier au studio People Can Fly. Lequel avait bien emballé son monde avec Bulletstorm, un jeu qui défouraillait avec autant de créativité que ce que l’humour y était bas de plafond. Vous suivez ? Judgement aurait pu faire des étincelles. Il se révèle bien burné, okay – comme n’importe quel titre AAA, mais pas vraiment drôle ni mémorable. Aussi bien bien fait que vite joué, vite oublié.

Notre commando de service se voit passer en cour martiale pour avoir détourné une arme de destruction massive en dépit des ordres du commandement. Le scénario fait des aller-retours entre le procès et le récit des évènements qui y ont mené nos trouffions. C’était LA bonne idée originale, qui en restera là. Si on résume les 7 à 9 heures de jeu : les monstres attaquent, parmi eux il y en a un très gros qu’on ne peut que détruire avec une arme encore plus maousse. Nos héros cherchent l’arme, la trouvent, et l’utilisent contre le très gros monstre méchant. Ce qui leur vaut de passer en cour martiale. Juste avant que le verdict ne tombe, le palais de justice est assailli, tout le monde sort les flingues et se réconcilie après que la menace des crevettes extra-terrestres n’ait été écartée. Et la palme du plus mauvais scénario de ce premier semestre revient à…

– Pan, pan ! – Beuargh !

Cette trame anémique est à l’image d’une campagne solo pas des plus excitantes. Point noir pour nous – mais ça, c’était un peu le cas dès le premier épisode – les soldats ne peuvent pas sauter, si ce n’est bondir de côté pour faire une roulade. Ils sont lourds, comme cloués au sol par la gravité : tout un symbole d’un manque de dynamisme flagrant, à l’image du jeu entier (voir aussi Dead Space 3). Les bases fonctionnent toujours bien, certes : couverture derrière des murets, rechargement de munitions en un clic au bon moment pour bénéficier d’une puissance de feu optimale… mais ça encore, c’était déjà le cas dans le 1er volet. Aussi certains apports sont-ils franchement bienvenus, comme la possibilité de choisir à chaque moment clé de se rajouter une difficulté supplémentaire : faire un passage avec seulement une ou deux armes, faire face à des ennemis surarmés, faire avec une tempête de sable qui empêche d’y voir à 5 mètres, faire dans un comptes à rebours… trop dur ? Après X morts et autant d’humiliations, on peut repasser le niveau en normal. Ces nombreux choix se révèlent très sympathiques.

Les concepteurs ont visiblement designé le jeu entier pour le scoring compétitif façon arcade, et le jeu en équipe. Chaque niveau commence très mécaniquement par une distribution d’armes et de munitions, et est haché toutes les 3 minutes par des checks-points où on fait le bilan des points marqués, tirs à la tête, démembrements etc. Assez casse-couilles en solo – imaginez regarder un film en étant interrompu toutes les 5 minutes – le procédé prend tout son sens à plusieurs (jusqu’à 4 joueurs en même temps), et assurera quelques après-midi bien remplis aux collégiens pas trop regardants sur le reste. Il faut bien le lui reconnaître : cet épisode met le paquet sur la coopération, avec de nombreux modes multis bien remplis qui augmentent considérablement la replay value (le degré de jouabilité après avoir terminé le jeu une première fois).

Sinon, les décors se succèdent, plus ou moins variés et jolis dans un genre plus éculé, tu meurs (un monde post-apocalyptique). C’est graphiquement okay, mais plombé par une réalisation endormie et plate, comme souvent dans les jeux à la troisième personne. Judgment passe le temps agréablement sinon avec panache, jusqu’à ce qu’on se demande, quelques heures plus tard : “mais à quoi on vient de jouer, déjà ?”.

Gears of War : judgment sur Xbox360

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