THE CREW 2

09/07/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Les amoureux de sensations Arcade peuvent être rassurés. Cette génération de consoles ne les oublie pas. Les sympathiques « Gravel » et « Onrush » avaient ouvert le bal en début d’année ? Place aux choses sérieuses avec l’étalon développé par les lyonnais d’Ivory Towers, qui améliorent grandement l’expérience vécue dans le premier « The Crew ». Sur terre, dans les airs, en ville, en campagne, sur l’eau, en voiture, avions, bateaux, motos… l’expérience est complète. Un quasi sans faute.

Le vaste, très vaste terrain de jeu n’est rien d’autre qu’une version remaniée des Etats-Unis. La liberté étant le maître mot de la série, on peut se balader librement sur la carte, rejoindre L.A et New York en traversant des plaines désertiques ou des forêts verdoyantes. Niveau graphisme, on n’atteint pas le niveau des autres productions AAA d’Ubisoft, en raison d’un manque de détails sur les décors, mais c’est le prix à payer pour garantir une fluidité de tous les instants. Non seulement le jeu est rapide, nerveux, mais il masque habilement ses courts laps de chargement. On passe d’un bout à l’autre de la map en une fraction de seconde grâce à la téléportation. Et comme les épreuves sont variées, on pioche selon son envie du moment, sans jamais s’ennuyer.

L’objectif affiché est de réaliser un jeu spectaculaire, sans réglages mécaniques complexes. En cas de victoire, on gagne bien des lootboxes, au contenu indispensable pour booster ses véhicules, mais l’essentiel est sur la piste et non dans le garage. Les amateurs de simulation pure passeront par contre leur chemin. Les collisions ne provoquent pas une chute instantanée et les bolides s’en sortent sans égratignure malgré les chocs. Nouvelle preuve que « The Crew 2 » ne cherche pas le réalisme mais à procurer du fun. Attention : arriver à exécuter toutes les figures imposées et les slaloms n’est pas une mince affaire pour autant. Certains timings sont serrés ! En prônant une prise en main immédiate, Ubisoft vise juste et imposerait presque son AAA comme le successeur du légendaire « Pilotwings » dans sa partie aérienne.

La multitude de disciplines est une belle occasion de varier les plaisirs. La plus originale est le Rally Raid. Du hors-piste à l’état pur où on doit rejoindre des checkpoints éloignés de plusieurs kilomètres. Couper sur des terrains sinueux ou à travers des canyons fait gratter quelques secondes… mais attention à ne pas se perdre ou à se retrouver dans un cul de sac ! Vraiment grisant. Au fil des succès, les followers s’enthousiasment pour vos exploits sur les réseaux sociaux… ce qui débloque toujours plus de courses dont des défis genre triathlon, où enchaîne exploits sur air, terre et mer. Dommage néanmoins que ces temps forts, remarquablement mis en scène, se comptent sur les doigts d’une main.

Si former un « Crew » avec ses potes fait logiquement parti de l’ADN du jeu, il est tout à fait possible de s’amuser en solo sans avoir l’impression de jouer à contenu bridé. Prévu pour durer sur le long terme, des mises à jour gratuites sont d’ores déjà prévues. Des véhicules (la version Gold permet seulement de les conduire avec quelques jours d’avance) sont ajoutés à intervalles réguliers et un mode PvP, joueurs contre joueurs verra le jour en décembre. Mieux vaut donc s’entraîner en amont… car dans six mois, le niveau sera élevé ! (Jeu testé sur PS4 Pro)

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