THE DIVISION 2

21/03/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Si la mode est au Battle royale, les jeux services coop continuent d’être attractifs. Ce n’est donc pas un hasard si la concurrence est de plus en plus rude, avec des éditeurs qui emploient les grands moyens, à coups de AAA pour appâter la foule. Activision a son « Destiny 2, EA depuis peu « Anthem » et Ubisoft sort donc un second opus de « The Division », qui comme son prédécesseur sorti en 2016 s’appuie sur une dystopie imaginée par le regretté Tom Clancy. Une formule connue mais efficace grandement améliorée.

Exit New York et sa neige, place désormais à Washington. Sans surprise vos premiers pas seront aux alentours de la Maison Blanche, lieu en friche qu’il faudra remettre d’aplomb puis transformer en bastion de la résistance. Cela tombe bien, votre agent (homme ou femme, au choix) vient d’être muté dans la Capitale étasunienne pour remettre de l’ordre et contrer les différents clans qui depuis l’épidémie font régner la terreur. Sorti des refuges et autres planques, tout le monde combat. On croise bien quelques alliés, que l’on appelle aussi pour conquérir des territoires, mais souvent les troupes ennemies patrouillent et tirent à vue.

Sur ce point peu ou pas de changement comparé au premier volet. On retrouve aussi, de manière plus fluide une progression sous forme de missions principales à l’allure de grands donjons conclus par un boss, des quêtes annexes ou de simples objectifs pour pimenter le parcours. Contrairement à la difficulté « figée » de l’histoire (du moins dans un premier temps), ces à côté faussement facultatifs font évoluer le niveau des ennemis en même temps que le vôtre. Un choix qui peut s’avérer frustrant pour le loup solitaire, forcé de lancer des appels à l’aide à la communauté… qui ne répond que trop rarement… Chacun étant sans doute trop occupé par sa propre progression. Ce constat est surtout valable face au gang des hyènes et ses soldats kamikazes. Le gamer est vite submergé.

C’est dans ce type de situations périlleuses que « The Division 2 » livre toute sa force. Chaque tableau est un modèle de level-design, ouvert aussi bien sur les côtés que dans la verticalité. Il est donc difficile de simplement rester planqué derrière un abri en abattant les cibles. Il faut bouger, bouger et encore bouger en choisissant bien ses couvertures et ses armes. Le lot de tout jeu du genre certes… Sauf que contrairement à la concurrence qui mise énormément sur la rapidité d’action, le titre développé par Massive Entertainment vous met aux commandes de soldats plutôt lourds. Forcément, c’est plus réaliste, même si certains choix comme appuyer sur un bouton pour monter un petit trottoir sont étranges… En plus de deux gros calibres (fusil, sniper, mitraillettes…), d’une arme de poing et de grenades, on peut s’équiper de deux bonus comme les tourelles, les drones ou des ruches minées. Des engins puissants, entièrement customisables mais disponibles en temps limités et à la recharge assez longue. Certains atouts privilégient le soin à la destruction. Utile quand on joue en coop avec son clan et/ou ses amis. L’union fait toujours la force.

Limité au level 30 (comptez une trentaine d’heures pour atteindre ce cap), votre héros peut ensuite continuer de faire évoluer son équipement. Du sac à dos aux gants en passant par la protection de la poitrine et même les genouillères, on espère toujours ramasser au détour d’un building ou sur le cadavre d’un renégat un accessoire utile… et si ce n’est pas le cas on pourra soit revendre le matos, soit le démanteler pour obtenir des matières premières indispensables à la création d’autres pièces, encore plus rares. Un côté ultra addictif et complet dès son lancement. Un fait devenu suffisamment rare pour être souligné.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, une fois fini, il y en a encore ! Les fameuses « Dark Zones » propices à l’affrontement PvP entre joueurs lors de l’extraction de matériel contaminé est toujours aussi tendu. Désormais situées aux extrémités de la carte, elles se greffent mieux à l’ensemble.  On apprécie aussi la présence de récompenses saines qui vont directement dans l’inventaire. Quant à l’End Game, il est faramineux, avec des nouveaux ennemis qui viennent s’attaquer à vos installations en ayant repris le contrôle de certains points cruciaux. Une partie difficile s’annonce, surtout dans les imposantes forteresses qui font office de Raid. Via cette idée, le jeu vous invite à revisiter certains endroits – tel ce planétarium où la fusillade est réellement épique – en faisant face à une opposition différente. De quoi sortir de la routine et passer quelques centaines d’heures dans ce monde Washington sans foi ni loi. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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