THE EVIL WITHIN 2

30/10/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Passé du côté « action » entre les épisodes 4 et 6, « Resident Evil » avait délaissé pendant quelques années le survival horror pur et dur. C’est ainsi que Shinji Mikami, créateur de la saga mythique de Capcom, désormais épaulé par Bethesda prit les choses en mains… et remit le genre au goût du jour grâce à un « Evil Within » aussi effrayant qu’hardcore. Trois ans plus tard, un second volet voit le jour et met toujours en scène ce cher Inspecteur Sebastian Castellanos, au moment où une opportunité de retrouver sa fille, qu’il croyait morte, se présente à lui.

Découpée en chapitres, l’aventure se déroule désormais dans un simili monde ouvert et encourage au craft, ce système efficace qui consiste à créer des objets à partir de matériaux récupérés au gré du hasard. Une orientation « The Last of us » évidente, même si l’écriture reste en deçà du titre de Sony, notamment dans la psyché des seconds rôles, assez stéréotypés dans le cas présent. Heureusement votre héros tourmenté est suffisamment charismatique pour qu’on s’engouffre avec lui dans cette expérience glauque et gore, non avare en frissons.

L’atmosphère joue un rôle primordial. Dès les premières minutes, où l’on arpente une bâtisse lugubre jonchée de cadavres laissés par un photographe psychopathe, le ton est donné. Zombies, monstres gigantesques et humains retors forment un bestiaire redoutable prêt à vous faire sursauter à la moindre occasion. La caméra placée au plus près de Sebastian ne facilite pas les combats mais en contrepartie, renforce l’immersion. Le signe que Mikami privilégie toujours la sensation au sens. Le résultat est tordu, dérangeant mais remplit son contrat horrifique.

Assez ardue dans sa seconde partie (heureusement un mode Easy aidera les joueurs casuals), le jeu est nettement plus beau et plus souple à prendre en main que son prédécesseur. Le rythme alterne séquences d’infiltrations et bastons défoulantes, Efficace même si on aurait aimé, vu les capacités de son auteur, que l’ensemble ait plus de personnalité pour se différencier de la concurrence. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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