“The Evil Within” : Au coeur de l’horreur

23/10/14 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : ,

Evil Within

C’était en 1996, après avoir roulé sa bosse sur quelques adaptations de jeux Disney sur Super Nintendo : « Aladdin » et « Goof Troop », Shinji Mikami frappait un grand coup en chapeautant sur Psone un certain « Resident Evil » qui posait les codes du survival-horror et le début d’une saga mythique… qu’il su rebooster en 2005 dans un quatrième épisode, plus orienté action mais ancré dans son époque au point d’entrer dans les annales du jeu vidéo. Aussi lorsque le créateur japonais, qui a depuis quitté Capcom, pour voler de ses propres ailes, annonce le retour aux affaires avec un certain « The Evil Within », on ne peut que trembler de peur… mais aussi de plaisir.

« The Evil Within » est un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains. Son univers extrêmement glauque, malsain et gore peut déranger. Fidèle à sa réputation Shinji Mikami propose un titre hardcore, difficile, qui sans atteindre des pics à la « Dark souls », peut frustrer le néophyte. Ici la progression se fait par l’échec et si les zombies et autres créatures ne sont pas si nombreuses à se dresser sur le chemin de l’inspecteur Sebastian Castellanos, ces ennemis ont la particularité d’être redoutables, rapides, résistent aux coups de couteaux et à de nombreuses balles, qu’il faudra dénicher, non sans mal. A l’inverse, notre héros est friable, possède une faible jauge d’endurance et succombe en quelques coups. Et encore pour peu que ces morts vivants, dotés d’un instinct hors pair, soient armés d’un fusil sniper ou d’une tronçonneuse…

La solution à ces maux passe inévitablement par la furtivité. De bout en bout, il faut redoubler de prudence, avancer à pas de loup, même si des pièges retors ne manqueront pas de vous faire recommencer au dernier checkpoint… Autre astuce, récolter du gel vert (sic) avant d’aller se l’injecter dans un hôpital sordide et ainsi doper ses capacités. Alors ce voyage en enfer, d’une vingtaine d’heures vaut-t-il le détour ? Oui sans hésitation, son côté old school et sa direction artistique méritent que l’on s’y perde. Plus qu’un jeu, c’est une expérience que propose Shinji Mikami. De l’ambiance sonore inquiétante à souhait à la caméra très proche de Sébastian, l’immersion est totale… La présence de bandes noires en haut et en bas de la téloche renforcent pour leur part l’aspect cinématographique. Un cauchemar haut de gamme donc… malgré un scénario alambiqué et un doublage français plus qu’approximatif qui empêche cet « Evil Within » de faire un sans-faute et de remettre au gout du jour un genre quelque peu oublié.

« The Evil Within », développé par Tango Softworks studio, édité par Bethesda Softworks, disponible sur ps3, ps4, xbox360, XboxOne et Pc.

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