THE LAST GUARDIAN

23/12/16 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

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« Final Fantasy XV » s’est fait attendre ? « The Last Guardian » aussi. Dernier jeu en date signé Fumito Ueda, papa des cultissimes « Ico » et « Shadow of the colossus », le titre édité par Sony avait subjugué lors de sa première présentation à l’E3 2009… avant de disparaître des radars de la PS3 et ne refaire surface que l’an dernier… sur PS4 en provoquant un soulagement extrême de la part de la communauté gamer, qui n’y croyait plus. La prudence était toutefois de rigueur : ce genre d’arlésienne, au développement chaotique est en règle générale gage de mauvais présage sur la qualité finale. Crainte désormais dissipée, le jeu est une œuvre d’art envoutante. Une exclu indispensable pour tous les possesseurs de la console de Sony et une bonne raison de l’acquérir le cas échéant.

La voix off d’un vieil homme guide ce beau voyage. Il se souvient de son enfance, de ce moment où il était le gosse que vous dirigez lors de ce périple poétique, dont l’action prend place au milieu des montagnes, dans une cité perdue, en ruines… Tout commence quand le petit héros rencontre Trico la « bête », elle est imposante, effraie, mais curieusement se laisse dompter. Entre ces deux êtres, c’est le début d’une amitié, sincère et poignante. Les jeux vidéo qui dégagent autant d’émotions sont rares et « The Last Guardian » en fait incontestablement partie. Dès la première séquence, où on libère ce gentil monstre à plumes du piège où il est retenu, on est sous le charme, conquis. Surtout que la technique suit, à l’image de ces graphismes fouillés ou de cette animation fluide, toute droit sortie d’un film d’animation. Un travail artisanal fait avec minutie et patience, à l’écart du système commercial.

Séquences d’action mais surtout de réflexion feront le bonheur des joueurs. Toute la force du concept vient que l’animal géant a son propre caractère. Vous pouvez l’appeler, le solliciter, grimper sur son dos, lui donner des tonneaux à manger où lui faire jeter un rayon capable d’ouvrir certains passages… mais il ne vous obéira pas au doigt et à l’œil. L’idée est de le caresser, de gagner sa confiance, de lui prouver que vous ne le jugez pas, que vous n’êtes pas comme les autres. Le comportement autonome est donc parfois capricieux, mais c’est pour mieux tester votre persévérance et réveiller la douceur, l’humanité qui sommeille en chacun de nous. On ne rushe pas « The Last Guardian », on le vit et on le savoure tel un dessin animé féérique en milieu enchanteur. A parcourir le temps d’un noël dont on se souviendra, longtemps… très longtemps. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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