THE OUTER WORLDS

18/11/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Les amateurs de jeux de rôles occidentaux connaissent bien Obsidian Entertainment. Développeurs de titres comme Alpha Protocol, Pillars of Eternity ou Neverwinter Nights 2, les américains reviennent avec The Outer Worlds, une nouvelle licence qui dans son concept renvoie à un autre de leur jeu phare : Fallout : New Vegas. D’où un FPS d’aventure / action bigrement efficace qui nous plonge dans un monde uchronique, forcément teinté de fantastique. Pas forcément novateur, mais maitrisé.

Toute la force des créateurs consiste dans l’équilibre de cette proposition qui nous propose de voyager entre deux planètes pour combattre La Colonie, entité de pouvoir qui ne se soucie pas vraiment du bien être de chacun. En n’oubliant pas sur son chemin d’occire des créatures qui ont envahi les zones de non droits. La représentation des lieux, avec des couleurs volontairement saturées apporte une identité propre. Et comme si cela ne suffisait pas, l’écriture fait la part belle à l’humour noir, avec à la clé des personnages bien dessinés et des enjeux politiques et moraux assez forts.

Choisir son camp en accomplissant différentes actions, bonnes ou mauvaises est une nécessité. Les plus roublards pourront par contre essayer de jouer sur les deux tableaux et prendre un maximum de risques. Tout le symbole de la liberté d’approche faite aux gamers qui en plus de pouvoir personnaliser leur avatar dans une quarantaine de domaines (usage d’armes à distance, au corps à corps, mais aussi capacité à mentir, à crocheter une serrure, à s’infiltrer) permet de résoudre quelques missions par la diplomatie. Sympa, même si on est souvent tenté de faire parler la poudre, grâce à l’arsenal surpuissant mis à disposition et à la possibilité de ralentir quelques instants l’action pour mieux atteindre ces cibles. Grisant.

Un poil court (une grosse vingtaine d’heures), le périple se montre en contrepartie extrêmement dynamique, sans temps mort ni sentiment de remplissage inutile. Des petits plus comme la présence de compagnons qui peuvent vous accompagner au charbon tout en vous demandant de résoudre certains de leurs problèmes, participent à l’immersion. De ce fait, on se sent concerné par les tenants et les aboutissants du conflit, tout en saluant la prise en main, intuitive et nerveuse. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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