“Tony Hawk’s pro skater 5” : Petit manque de style

09/10/15 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

THPS5_Beach_Nyjah_NoseBluntSlide

Dire que le nouveau Tony Hawk’s était attendu relève de l’euphémisme, surtout que cet opus fait directement suite… au 4e sorti en 2002 sur PS2 ! La volonté de la part d’Activision de revenir aux sources de sa licence dédiée au Skate. L’occasion aussi de se démarquer de la multitude de jeux spin off « underground » et de reboots qui ont peu à peu fait perdre au jeu son aura d’antan.

Pad en main, sur PS4, les sensations sont là et la prise en main, passé un temps d’apprentissage est immédiate. Un tutorial complet permet même d’apprendre les différentes figures et d’enchaîner les combos. Accélérer, sauter rebondir contre les murs, « grinder » sur les rebords est assez intuitif et accrocheur… pour peu qu’on passe outre une technique vieillotte. Graphismes cubiques, chutes peu naturelles, temps de chargements entre les changements d’objectifs. Ce manque de finition nuit à l’immersion.

Heureusement c’est plutôt fluide et la bande son, tournée vers le rock indé assure. Les environnements proposés, une petite dizaine, vous feront voir du pays. Ecole, bunker, montagne…. Du classique certes, mais c’est aussi le but même si on pourra déplorer que ces lieux clos ne soient pas plus vaste. La progression se fait sur ce même mode « old school ». Il faut donc remplir différentes missions, parfois loufoques (éjecter des ballons d’une piscine, éviter de faire gonfler sa tête en alternant ses voltiges…), ramasser des objets et imposer son style.

Pour accrocher sur le long terme, mieux vaut donc, vu le contenu et l’absence de mode carrière, être adepte du scoring et rechercher des runs parfaits et des tricks spectaculaires. La partie en ligne, omniprésente vous permettra de voir les prouesses d’autres skateurs et donc de juger son propre potentiel. On louera aussi la présence d’un éditeur de niveau pour créer son park avant de le partager avec la communauté. De quoi doper la durée de vie d’un titre qui malgré tout reste un peu austère par manque de punch, de folie et d’audace. Dommage vu le côté spectaculaire et urbain de la discipline.

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire