TRAVIS STRIKES AGAIN : NO MORE HEROES

18/02/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Travis Touchdown est un personnage à part dans le monde du jeu vidéo. Apparu en 2007 sur WII, cet héros à l’allure cool version tee-shirt & lunettes de soleil, a un fort penchant pour le rétro… et l’art vidéoludique ! De quoi permettre à son créateur, le charismatique Suda 51 de laisser parler son imagination et de plonger les gamers dans un univers déjanté… D’où un retour attendu proposé en exclu sur Nintendo Switch.

« Travis Strikes Again : No more heroes » est davantage un spin-off qu’une véritable suite… mais peu importe puisque l’histoire est ici un simple prétexte à plonger les fans sous un déluge de références aux ères 8, 16 et 32 bits. Le jeu multiplie les situations décalées où le big boss de Grasshopper Manufacture brise constamment le quatrième mur. Respectueuse de l’esprit original, la traduction française est réussie et participe à l’immersion. A l’ancienne, le titre est découpé en tableaux qui prennent la forme de jeux d’arcade. L’essentiel de l’aventure emprunte au beat’em all, avec une combinaison de coups faibles / forts, d’attaques spéciales, d’esquives et de sauts….

Répétitif ? Pas vraiment. Les développeurs ont eu l’ingénieuse idée d’entrecouper les séquences de phases alternatives comme des labyrinthes, de l’exploration, de la plateforme / action, de la course de moto ou encore du hack’n slash. Conclusion on ne s’ennuie pas pendant la quinzaine d’heures nécessaire pour voir le générique défiler. Avant de se lancer à l’assaut des méchants bugs E.T qui grouillent sur le parcours, mieux vaut toutefois arriver en terrain connu. L’humour de Suda 51 ne plaira pas à tout le monde. Travis doit par exemple aller aux toilettes pour sauvegarder sa progression ou simuler une masturbation pour recharger sa grande épée. Atypique.

Si l’ensemble reste fluide, la réalisation plutôt fade pourra aussi décourager les amateurs de AAA chatoyants, mais qu’on se le dise « Travis Strikes Again » est un titre libre, indépendant qui aime se jouer des conventions. Le jeu à deux en coop’ sur le même canapé et la difficulté parfois retors (on conseillera donc de commencer au niveau sucré pour ne pas se décourager trop vite) sont d’autres atouts de ce défouloir, qui sans être inoubliable, fait un bien fou ! (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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