VAMPYR

10/06/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Propulsé par les succès de « Remember me » et « Life is strange » le studio français Dontnod Entertainment a le vent en poupe et se démarque de la concurrence par la qualité de la narration de ses œuvres vidéoludiques. Son dernier bébé « Vampyr » – à ne pas confondre avec le film de Dreyer sorti en 1932 – s’inscrit dans cette lignée et nous plonge dans le Londres de l’après seconde guerre mondiale, marquée par une épidémie de grippe espagnole. Une époque sous haute tension dans laquelle déambule Jonathan Reid un médecin-chirurgien devenu depuis peu vampire…

Accepter cette transformation, vivre la nuit et à satisfaire sa soif de sang, qui se fait de plus en plus pressante… Un dilemme moral que le jeu édité par Focus Home Interactive nous transmet de fort belle manière. En plus de l’intrigue principale, qui vous pousse à explorer la capitale anglaise et à découvrir les sources du mal, le jeu s’appuie sur des hubs, comme l’hôpital pour nous forcer à aller à la rencontre de citoyens. Au fil des discussions, on apprend à les connaître, découvre leurs secrets et on les guérit… Autant d’actions qui augmentent la qualité de leur sang ! On s’attache donc à ces gens… mais l’envie de les croquer à pleine dents est grande, car elle fait monter en flèche l’expérience et vos capacités. Sacrifier des innocents rend donc le jeu plus facile. Oui car à se contenter d’aligner les missions principales en remplissant parfois une tâche moins urgente, on se retrouve vite devant un titre exigeant à la « Dark souls ».

La partie technique, en deça des AAA style « God of War » et les animations plutôt rigides n’empêchent pas « Vampyr » de nous envouter par sa direction artistique et ses combats. En plus de porter une arme dans chaque main (au corps à corps ou à distance), Jonathan dispose de quelques coups spéciaux et d’une esquive rapide qu’il faut maitriser pour ne pas tomber sous les coups du premier PNJ venu. Chaque action consomme de l’endurance et la jauge de sang permet de se régénérer à minima, tout comme des objets confectionnés grâce au loot. Tantôt porté par son histoire, tantôt par sa partie action plutôt coton donc, le jeu trouve un équilibre et met le joueur face à sa propre morale. Intriguant. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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