WE HAPPY FEW

26/08/18 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Difficile, avant d’avoir mis les mains sur « We happy few » de savoir réellement de quoi il en retourne. Dévoilé en 2015 et financé grâce à une campagne Kickstarter, le FPS des canadiens de Compulsion Games – qui avaient signé le sympathique « Contrast » – semblait se destiner à être un survival original, dont l’action prend place dans une Angleterre parallèle des années 1960. Trois ans plus tard et suite aux retours des joueurs s’étant essayés à l’accès anticipé, le jeu garde son cadre rétro… mais s’est transformé en une aventure plus proche de l’esprit « Bioshock », tout en conservant certains éléments originels, comme le crafting et donc, la survie.

Le gameplay alterne les registres mais déroute. Ouvrir le tiroir d’un bureau nécessite par exemple une épingle à créer au préalable à l’aide des ressources récoltées sur le terrain. Pas illogique mais le principe coupe le rythme d’une histoire bien menée, qui s’impose comme le principal atout du titre. Vous incarnez principalement Arthur Hastings – plus tard deux autres personnages seront jouables – un journaliste vivant dans un univers rétro mais dystopique, où l’usage de drogue est plus que conseillé… sous peine d’être banni des beaux quartiers ! Une société minable, tendant à formater les citoyens à l’instar des PNJ tous identiques ! Les têtes pensantes ne cherchant qu’à masquer la dure réalité pour arriver à leurs vils desseins. Forcément notre héros ne va pas tarder à la contester. A vous de bien doser cette fameuse substance, la Joy pour passer inaperçu. Mais gare aux abus !

Entre phases d’action en vue subjective, ses inévitables points de compétences… et ses passages d’infiltration, « Happy few » s’essaie aussi au patchwork dans les situations rencontrées. La direction artistique soignée, colorée, servie par des doublages so british, avec humour noir de circonstance, pousse le gamer à plonger dans le périple. Toutes les promesses ne sont pourtant pas tenues. La gestion de la faim, de la soif est par exemple poussive. Sans aliment, la jauge d’endurance pénalise nos actions… ce qui pourra agacer les moins patients. Idem pour l’Intelligence Artificielle des ennemis et les nombreux bugs encore présents (ne vous étonnez donc pas si vous reprenez une sauvegarde loin de l’endroit où vous étiez la veille…). Sur le long terme, on finit par accrocher vu les nombreux rebondissements scénaristiques… mais dans l’état, difficile d’y voir une version finale. On conseillera donc d’attendre encore quelques patchs et / ou une baisse de prix, le jeu étant pour l’heure vendu dans la moyenne haute des AAA. (Jeu testé sur PC)

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