WOLFENSTEIN 2 : THE NEW COLOSSUS

15/07/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

VERSION SWITCH

Avant de prendre un virage orienté multi à l’automne dans « Fallout 76 », Bethesda poursuit sa politique d’adapter ses hits sur la Switch. Et comme pour « Skyrim » ou « Doom », « Wolfenstein 2 » débarque avec un temps de retard sur la console hybride de Nintendo. Oui… mais une nouvelle fois l’attente valait la peine. Le portage du blockbuster de Machinegames, assuré par Panic Button, est fidèle à l’original, que l’on retrouve à l’identique ! Une petite prouesse tant les FPS sur portable était bâclés dans un passé pas si lointain. On retrouve donc toute l’histoire de base, étalée sur plus de dix heures. La personnalité marquée de William J. Blazkowicz fait toujours des étincelles et la représentation de cette réalité parallèle, où les nazis auraient remportés la seconde guerre mondiale nous plonge dans une histoire prenante. Jeu mature par excellence, violent et assez difficile, avec une absence de régénération de santé automatique, « Wolfenstein 2 » fait parler la poudre et sous son classicisme apparent, regorge de séquences mémorables. Le rythme effréné fait le reste. Techniquement, si on est forcément en deçà du rendu de la PS4 Pro et que les décors manquent parfois de détails, la fluidité est impeccable, y compris en mode non-docké. Seuls bémols, une installation de plusieurs gigas obligatoires, rappelant la faible capacité de mémoire de la Switch, l’absence des DLC « Freedom Chronicles » et des temps de chargements longuets entre chaque mort, ce qui casse un peu le rythme. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

TEST ORIGINAL

Entre Prey, « Doom », « Dishonored », « Skyrim », ou « Evil Within » tous (re)mis au goût du jour cette année par le biais de nouveautés ou remakes, Bethesda s’impose comme l’éditeur phare du jeu solo, démuni qui plus est des microtransactions foireuses qui fleurissent cet automne… Un crédo à l’ancienne qui se vérifie une nouvelle fois avec un « Wolfenstein2 » bourrin et addictif, propre à procurer nombre de sensations au gamer averti.

Rebooté de belle manière en 2014 par les suédois de MachineGames, « Wolfenstein » se déroule dans une réalité alternative, où Hitler aurait par malheur remporté la seconde guerre mondiale. Ce cher B.J Blazkowicz doit donc aller tâter à nouveau du nazi. Humains, androïdes, peu importe… Votre héros, doublé par Patrick Poivey (la voix française de Bruce Willis) est un guerrier hors pair qui manie aussi bien les armes que l’humour noir. D’où un véritable défouloir, à l’influence série B parfaitement assumée.

Inscrit dans un certain classicisme, et un poil trop similaire à son aîné, ce « New Colossus » dispose malgré tout de sérieux atouts. A commencer par sa narration plus aboutie que la moyenne et un level design pensé dans son moindre détail. En misant sur des niveaux semi ouverts, qui vous feront par exemple parcourir différentes zones de New York ou de la Nouvelle Orléans, les développeurs esquivent l’effet scripté d’un « Call Of » ou les sautes de rythme inhérentes aux open world. Il y a bien de la recherche d’objets, de bonus pour améliorer son arsenal ou des missions secondaires mais l’accent est mis sur la vitesse d’exécution. Les nazis débarquent en masse et comme beaucoup de niveaux reposent sur un objectif et jouent sur la verticalité, on prend plaisir à varier les approches.

Une autre réussite vient de l’interaction poussée avec les décors, comme dans ce niveau d’introduction. Cloué sur son fauteuil roulant B. J Blazkowicz doit faire preuve de ruse, actionner des pièges et des escaliers motorisés pour sortir vivant de sa clinique. Le symbole que le jeu fourmille d’idées. Les décors, gare isolée, sous-marins et autres complexes restent par contre assez ternes. Qui plus est avec son absence de régénération automatique et quelques ennemis coriaces, le jeu offre un challenge intéressant pendant plus d’une quinzaine d’heures. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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