WOLFENSTEIN 2 : THE NEW COLOSSUS

19/11/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Entre Prey, « Doom », « Dishonored », « Skyrim », ou « Evil Within » tous (re)mis au goût du jour cette année par le biais de nouveautés ou remakes, Bethesda s’impose comme l’éditeur phare du jeu solo, démuni qui plus est des microtransactions foireuses qui fleurissent cet automne… Un crédo à l’ancienne qui se vérifie une nouvelle fois avec un « Wolfenstein2 » bourrin et addictif, propre à procurer nombre de sensations au gamer averti.

Rebooté de belle manière en 2014 par les suédois de MachineGames, « Wolfenstein » se déroule dans une réalité alternative, où Hitler aurait par malheur remporté la seconde guerre mondiale. Ce cher B.J Blazkowicz doit donc aller tâter à nouveau du nazi. Humains, androïdes, peu importe… Votre héros, doublé par Patrick Poivey (la voix française de Bruce Willis) est un guerrier hors pair qui manie aussi bien les armes que l’humour noir. D’où un véritable défouloir, à l’influence série B parfaitement assumée.

Inscrit dans un certain classicisme, et un poil trop similaire à son aîné, ce « New Colossus » dispose malgré tout de sérieux atouts. A commencer par sa narration plus aboutie que la moyenne et un level design pensé dans son moindre détail. En misant sur des niveaux semi ouverts, qui vous feront par exemple parcourir différentes zones de New York ou de la Nouvelle Orléans, les développeurs esquivent l’effet scripté d’un « Call Of » ou les sautes de rythme inhérentes aux open world. Il y a bien de la recherche d’objets, de bonus pour améliorer son arsenal ou des missions secondaires mais l’accent est mis sur la vitesse d’exécution. Les nazis débarquent en masse et comme beaucoup de niveaux reposent sur un objectif et jouent sur la verticalité, on prend plaisir à varier les approches.

Une autre réussite vient de l’interaction poussée avec les décors, comme dans ce niveau d’introduction. Cloué sur son fauteuil roulant B. J Blazkowicz doit faire preuve de ruse, actionner des pièges et des escaliers motorisés pour sortir vivant de sa clinique. Le symbole que le jeu fourmille d’idées. Les décors, gare isolée, sous-marins et autres complexes restent par contre assez ternes. Qui plus est avec son absence de régénération automatique et quelques ennemis coriaces, le jeu offre un challenge intéressant pendant plus d’une quinzaine d’heures. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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