« WRC 5 » : Nouveau départ sur routes sinueuses

28/10/15 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , ,

WRC5

Longtemps confiée aux italiens de Milestone, la licence WRC commençait à tourner en rond… un peu gênant pour un jeu de rally, dont le but est, seul en piste, de rallier un point A à un point B le plus rapidement possible. Afin de marquer le reboot et l’arrivée sur PS4, Big Ben fait donc le choix de changer de développeur et de confier son vrombissant bébé au studio français Kylotonn. Un premier run prometteur, même si l’ensemble est perfectible.

Elément principal de ce type de jeu : La conduite est très agréable. Mi-arcade, mi-simulation, le plaisir de dévaler les pistes sinueuses à travers le monde est bien là. Et WRC 5 a le mérite de nous faire voir du paysage : Monte-Carlo, Suède, Mexique, Argentine, Finlande, Corse, Espagne, Pays de Galles… au total, ce sont 13 locations qui répondent au rendez-vous. Autre bonne surprise, le comportement des voitures varie bien sur les cinq surfaces : bitume, neige, boue, gravier, terre et chaque piste est praticable de jour comme de nuit.

En course libre, on se glisse dans la peau d’un champion, tel Sébastien Loeb alors que le mode carrière est sobre mais complet. Après avoir crée son pilote, l’objectif est de lui faire signer des contrats et de le mener du championnat junior au monde professionnel en signant les meilleurs chronos. La gestion des dégâts est convaincante, avec entre chaque journée, des réparations à effectuer. Attention toutefois, les mécanos ne pourront pas tout remettre à neuf faute de temps et il faudra choisir judicieusement les pièces à remplacer, sous peine de pénalité. Un petit côté RPG bien sympathique.

Au rayon des bonnes idées, il faut saluer que les « flashbacks » – revenir en arrière lors d’une sortie de route – sont limités et ne vous renvoient pas juste avant le précédent virage mais au début d’un tronçon. Stratégiquement, ça change tout, même si les puristes, qui activeront le mode simulation avec vitesse manuelle et aucune aide au pilotage, se passeront volontiers de cette option. Ces derniers regretteront aussi que malgré sa licence officielle WRC, le jeu ne propose pas une copie des véritables tracés, mais des variantes… Pas gênant dans 90 % des cas donc, mais ce choix est un peu étrange.

Techniquement, par contre, on sent les effets d’une première mouture sur New Gen tant on est loin de Drive club et Project Cars à ce niveau. Les graphismes sont en deçà des attentes et un effet de clipping se fait ressentir. Reste que c’est fluide et extrêmement dynamique. En vue intérieure ça va vite et ça tourne… au point d’en avoir la nausée lors des premières descentes. Suivre aussi les instructions de son copilote est indispensable pour bien s’en sortir… or, ce dernier est parfois aux abonnés absents. Gageons qu’un patch corrigera vite ce problème. Car le potentiel ne demande qu’à exploser, avant même un probable WRC 6.

WRC5-2

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