Babel Med 2018

21/03/17 par  |  publié dans : A la une, Concerts, Festival, Musique | Tags : , ,

Lura

Pour la version 2018 il va falloir attendre un an, la version 2017 se termine à peine.

ORL blues

UEI

Pour se débarrasser tout de suite de ce qui est catastrophique, rappelons que quand la sonorisation est insupportable, même avec des bouchons d’oreilles, à cent mètres des baffles et hors de la salle des sucres, ça provoque sans protection des lésions auditives irréversibles : c’est un véritable fléau sanitaire. Comme les acouphènes, c’est définitif.
C’est d’autant plus idiot que dans ce cas, la musique devient une soupe sonore à peu près indécodable. C’est également regrettable puisque souvent ces attentats au système auditif auraient mérité d’être écoutés dans de bonnes conditions, mais on ne donnera pas les noms. C’est manifestement le choix des artistes qui croient que plus on fait de bruit, plus on se fait remarquer, d’ailleurs, à la techno-parade, ce n’est pas faux.

 

A Filetta

Pourtant, dans cette même salle comme dans les autres, le son peut être d’une limpidité exceptionnelle. Alors le spectacle vivant prend tout son sens, dans une communion qui, pour ne pas être en latin mais dans toutes les langues du monde, justifie pleinement l’appellation et l’existence de Babel Med Music. C’est pour exemple le cas de Juan Carmona, habitué des la Fiesta des Suds depuis l’origine, le flamenquiste gitan associé à Ptit Moh à la cithare, dont la rencontre met en évidence la parenté des univers, ou des corses  A Filetta, qui du plus loin qu’on se souvienne ont toujours été là, des ibères Ialma au discours militant bienvenu en ces temps d’inhumanité, ou encore de Maarja Nuut chanteuse et violoniste subtile venue du froid, mais pas que.

 

Maarja Nuut

Quand le jazz est là

Cette année le jazz fait son entrée officielle à Babel et ce n’est que justice. Le Festival de Jazz de Marseille fait sa jonction avec les musiques du monde, comme s’il n’en était pas depuis son apparition. Le son parfait et le swing de Shai Maestro mérite son pseudo, il a brillamment défié l’acoustique approximative du cabaret.

 

Alsarah and the Nubatones
Comme la Fiesta organisée par les mêmes, Babel est une manifestation populaire. Le concert de Lura a refusé presque autant de monde qu’il n’en est entré. Si les programmeurs ont autant de goût que le public, la belle cap-verdienne à la voix de grande blues woman afro et latino n’a pas fini de tourner autour du monde.

 

Lura

Pardon à ceux qu’on n’a pas pu découvrir. Comme les trois salles enchaînent les spectacles de quart d’heure en quart d’heure, ou vous courez le marathon de la frustration en ratant l’essentiel, ou vous choisissez. Comme il y en a pour tous les goûts et dans tous les styles, c’est possible. D’autant que les célébrités refusent du monde et qu’il faut s’y prendre nettement à l’avance.

Imam Baildi

Cette manifestation est double, il y a les trois jours de concerts, mais également et pour les artistes surtout le grand marché, pour la première fois installé au J1, où stands, rencontres, conférences et concerts éclairs se succèdent, sans oublier les inaugurations avec officiels élus et mécènes.
l’art c’est aussi le nerf de la guerre, on vient au grand marché depuis le monde entiers, même des représentants du MIDEM concurrent ont fait le déplacement.

 

Jowee Omicil

Afrique du Sud, Haïti, Algérie, Belgique, Bulgarie, Burkina Faso, Canada, Cap Vert, Colombie, Corée, Cuba, Espagne, Estonie, Etats Unis, Grèce, Israël, Italie, Maroc, Palestine, Soudan, Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Nouvelle Calédonie et Marseille, le monde est là.

Fatima Tachtoukt

 

Rachid Taha

Jean Barak

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