Balthazar : “Thin Walls”, l’avenir doré

26/04/15 par  |  publié dans : Albums, Musique | Tags : , ,

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Balthazar a enfin sorti son troisième album. Formé en 2004, le quintet mettra 7 ans à sortir son premier disque, Applause, et un an à peine pour le second, Rats. Véritable sans faute depuis le premier opus, ce groupe rock alternatif belge enchaîne les pépites de beauté pure. On en oublie même notre furtive et déconcertante découverte de leurs tous débuts jamais publiés, dans un registre pop dansante en marge totale avec ce qui fait leur identité d’aujourd’hui. Diffusé lors de leur longue tournée de 2 ans pour Rats, le titre électron libre Leipzig (lire notre chronique de janvier 2014) censé annoncer la venue du troisième album et faire patienter les admirateurs, ne figure finalement pas sur le disque.

SUR LA ROUTE DE LA CONSÉCRATION

Avec son nouveau batteur, Balthazar assure les premières parties européennes d’Editors et écrit en tournée près de 270 titres (!) Le groupe ne gardera que 10 d’entre eux pour créer la couleur de Thin Walls (PIAS, 2015). Enregistré en Angleterre, produit par Ben Hillier (Blur, Depeche Mode) et mixé par Jason Cox (Massive Attack, Gorillaz), la belle création permet aux belges de repartir de plus belle en tournée (Pays Bas, Italie, France, Allemagne, Suisse, Danemark, Belgique…).

Après une longue attente, renforcée par la séduisante discrétion du groupe, les amateurs de Balthazar découvrent “Then What” et “Bunker”, qui promettent un album au moins à la hauteur des deux premiers.

Et le disque sort. On retrouve vite ce qui nous a fait tomber en amour pour le groupe quelques années plus tôt : la basse mate et mélodique, les légers cuivres et violons, les voix graves et lancinantes des deux leaders, Maarten Devoldere et Jinte Deprez. “Decency” ouvre le disque et plonge d’entrée son auditeur dans l’univers signature de Balthazar, une mélancolie jamais larmoyante, toujours pleine de détermination. Puis les titres se suivent et se révèlent tous être à la hauteur des précédents, sans se ressembler pour autant. Pour n’en citer que quelques uns, on retiendra le morceau le plus léger – la ballade “So Easy”, ou encore “Nightclub” et “Bunker”.

Celui qui achèvera de nous convaincre avant même la fin de l’album est “Wait Any Longer”, plus belle réussite de l’opus, qu’on écoute en boucle sans s’arrêter depuis la sortie du disque. Dans quelques temps, ce titre entrera sûrement dans les mémoires collectives comme un hymne universel, aux côtés de “Bitter Sweet Symphony” (The Verve) et de “Wonderwall” (Oasis) avec leurs recettes jumelles.

Thin Walls termine d’asseoir le talent de Balthazar et promet une tournée encore plus importante que la précédente. Il y a deux ans, on assistait à un concert du groupe dans le club bondé du 106 (Rouen), dont on garde un souvenir impérissable. Avec ces nouveaux morceaux à défendre, les prochains sets du groupe n’en pourront être qu’encore plus beaux.

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Retrouvez vite Balthazar : Printemps de Bourges (26 avril), Bruxelles (14 mai), Servon (13 juin)…

www.balthazarband.be

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