BRMC – Beat the Devil’s Tattoo

02/03/10 par  |  publié dans : Artistes, Musique

Le nouvel opus des Black Rebel Motorcycle Club va enfin sortir chez tous les bons disquaires. Et on peut dire qu’il était attendu ! Cela fait déjà trois semaines que mon frère m’assaille de liens, que sur telle radio ils passent leur titre phare Beat the devil’s tatto en exclusivité et que sur tel site je peux encore en entendre un autre. Bref la communauté rock’n’rollienne était sacrément en émoi en écoutant les premières mesures de ce qui s’annonçait déjà comme un grand album.

Les BRMC, ce sont plus de 10 ans d’existence avec un rock qui a su évoluer au fil des albums, du parfois planant album éponyme à l’électrique Baby 81en passant par Take them on, on your own qui envoie du bois. Le groupe rendant hommage à la célèbre bande à motos menée par Marlon Brando dans l’Equipée Sauvage, se trouve dans la lignée des groupes indé américains comme les Dandy Warhol ou encore leurs célèbres ennemis du Brian Jonestown Massacre, immortalisés par Ondi Timoner dans le film-documentaire Dig!.

Le nouvel album s’annonce d’emblée comme un savant mélange de tout ce que les BRMC ont eu à nous offrir auparavant : des guitares assez lourdes, la voix grave de Peter Hayes, une batterie aux rythmes efficaces, le tout parfois saupoudré de tambourin ou d’harmonica. Il n’est donc malheureusement pas très surprenant puisque l’on peut se repérer aisément entre les différents morceaux, les associant chacun à un album différent – ou peut-être est-ce le terrible défaut de ceux qui suivent les discographies avec trop d’assiduité. Beat the devil’s tattoo m’a instantanément ramenée au premier album quand Conscience Killer renvoie à Take them on, on your own ou The Toll me rappelle l’époque de Howl. C’est donc le bémol que j’y mettrai. N’empêche.

N’empêche ce nouvel album est réjouissant à plus d’un titre. La chanson qui ouvre le bal cueille l’oreille et les tripes dès la première seconde avec un final en apothéose où les choeurs emmènent l’attentif auditeur au coeur d’une Amérique un peu mystique et exaltante. Avec Conscience Killer qui vient ensuite, la guitare sèche est abandonnée au profit de l’électrique. Le morceau aurait du être au milieu de l’album tant elle m’a donnée l’impression d’en être la colonne vertébrale. Bad Blood peut décevoir par son air de déjà-entendu un peu appuyé quand War Machine réussit par contre à convaincre davantage. Sans faire la liste du reste des morceaux, je retiendrais également Mama taught me better et Shadow’s Keeper qui donnent sacrément envie d’aller foutre le bordel dans une chambre d’hôtel.

Les titres se suivent et ne se ressemblent pas et pourtant si. La force de Beat the devil’s tatto c’est son éclectisme, mais un éclectisme harmonique fait de rythmes presque lancinants qui s’insinuent en caressant et en griffant l’oreille à la fois. Les albums des BRMC ont toujours eu cet aspect sombre et percutant et le nouvel album ne déroge pas à la règle. Finalement, ça n’est pas si mal que ça qu’il ressemble un peu à chacun des précédents.

Si vous ne pouvez pas attendre le 8 mars, l’album est en libre écoute ici.

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire