Cadeaux de dernières minutes : les albums d’Ophélie

24/12/13 par  |  publié dans : Albums, Musique | Tags : ,

Alors voilà, Noël c’est ce soir, ou demain, et vous n’avez pas eu le temps d’acheter tous vos cadeaux, ou, pire, des invités font leur apparition sur la liste, (mauvaise) surprise ! Il vous faut donc des cadeaux. Et quoi de mieux qu’un cd, pour faire plaisir et vous faire plaisir aussi !!

Pour tata : Îl(s) de -M-

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Le cadeau pour la tante cool, un peu rock mais franco-française : Matthieu Chedid alias -M- mais en live s’il vous plait, parce que ça change tout dans Îl(s).

Îl(s), c’est un double album et un dvd live (que vous voudrez gardez pour vous) de sa tournée 2013. On ne présentera pas -M-, le compositeur surdoué et le multi-instrumentiste de génie, qui emmène la varièt’ vers du rock qui groove et parvient à sortir les chansons à texte de la variété nian-nian.

Bref, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, -M- s’est taillé une place à part dans la chanson française, et oui, on admettra que le personnage a perdu de son éclat depuis des années, mais il a ouvert une porte par laquelle d’autres se sont empressés de passer, et tant mieux !

Et si la musique de Matthieu Chedid, c’est bien, -M- en live, c’est folie !! Entouré de ses deux musiciens de génie, il enflamme la scène comme peu d’artistes savent le faire. Chapeau bas au trio que viennent compléter Lawrence Clais à la batterie et Brad Thomas Ackley à la ‘basstar’ (instrument inventé par le musicien, basse, guitare et échantillonneur en un seul instrument).

La scénographie est signée Emilie Chedid (affaire de famille) et James Thiérrée et ponctuée de performances scéniques d’Alan Bac. Et pour rester un peu sur la scénographie, précision que James Thiérrée, comédien, metteur en scène et acrobate est aussi le petit fils de Charlie Chaplin – classe ! Parce que si ce dvd vaut le coup d’œil c’est bien pour le ‘rockumentaire’ (reprenons gaiement le jargon commercio-promotionnel quand il est bien trouvé) qui plus qu’une simple captation live propose un vrai regard sur la scène mais également une immersion backstage et des interviews qui ont le mérite d’être intéressantes et pas chiantes (oui, parce que la tante s’ennuie vite, n’oublions pas de quoi on parle). Bref une expérience scénique très rock, une vraie belle utilisation des moyens actuels, des instruments fun (la basstar en premier mais aussi la guitare tactile de Chedid), une lumière de folie (signée Dimitri Vassiliu), une mise en scène toujours aussi décalée (focus sur les lunettes lumineuses du trio), mais tout cela au service d’un concert 100% live sans aucune séquence, et ça, on applaudit !!

Pour la soeur : Cats On Trees de Cats On Trees

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Ok, la tante c’est fait. Mais votre sœur qui était partie en erasmus en Finlande vous annonce qu’elle vous fera la surprise (bonne, cette fois) d’être des vôtres ! Magnifique mais il lui faut un cadeau. On vous propose la révélation pop-folk française de l’année, Cats On Trees et leur premier album éponyme, très réussi.

Alors Cats On Trees, c’est un duo toulousain, une fille, un garçon, lui à la batterie, elle au piano et au micro pour une pop énergique et envoutante. De la pop acidulée (Wichita, Too much) à des morceaux plus planants (comme le premier single Sirens Call ou encore Jimmy ou Full Colours) parmi lesquels se cachent quelques morceaux plus mélancoliques (Who you are ou You win), voilà le large éventail que proposent Yohan et Nina.

Un album qui se dévoile comme un oignon : en plusieurs couches. Parce que derrière certains arrangements un peu faciles, et très radio-diffusables, se cachent de vraies belles choses. Parce que la rythmique pas forcément toujours très originales de Yohan est efficace, et que la voix de Nina couvre une belle étendue jusqu’à des envolées majestueuses.

Et aussi parce qu’un premier album c’est comme une première impression, qu’ici elle est réussie, et que maintenant que les présentations sont faites, on a hâte de les voir se dévoiler un peu plus. Bref Cats On Trees c’est de la pop efficace qui fait bouger les pieds et la tête en rythme et colle un joli sourire de circonstance !

Pour le boyfriend : Pure Héroïne de Lorde

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Mais à peine pensez-vous en avoir fini que votre sœur vous annonce qu’elle ramène un finlandais pour le réveillon, un mec plutôt cool il faut l’avouer, un peu branchouille, à qui vous devez trouver un cadeau. Alors ce dernier album, c’est celui qu’il vous faudra acheter en double, car sitôt écouté, sitôt adopté, vous serez accro, le copain branchouille aussi et même la tante cool d’ailleurs, c’est le carton assuré, LA révélation de l’année 2013, celle qui a amené le rock indé sur les ondes : Lorde !

Alors, quand Lorde débarque en septembre, c’est plutôt pour un public d’initiés on ne le cachera pas, mais rapidement le phénomène prend de l’ampleur et pour cause.

C’est en écoutant la pop et le rap commercial, qu’Ella Yelich-O’Connor – de son vrai nom – décide de prendre la plume car elle ne se reconnait pas dans l’éloge du luxe et de l’opulence (taclant au passage Lana Del Rey). La lycéenne de 17 ans se met donc à écrire et composer ses propres chansons et son premier EP, The Love Club EP, est un carton, suit quelques mois plus tard son premier album, Pure Heroïne.

Difficile de croire que Lorde n’a que 18 ans, ses compositions electro – pop mêlé à du rock indé ont la classe et la marque que l’on associe à une vieille âme, comme quoi ! Du talent brut, une vraie patte, à la fois studieuse et décalée, elle tient de sa mère, poète, le sens du mot précis qui forme une écriture déjà sophistiquée et maîtrisée.

Quant aux mélodies, elles ont cette classe, ce caractère qui déclenchent une réaction viscérale, cette jambe qui bat la mesure malgré soi, des fourmillements qui partent des pieds et se répandent et nous emmènent ailleurs. La jeune néo-zélandaise est déjà un phénomène aux Etats-Unis, son règne commence à peine mais on l’annonce déjà long et plein d’éclats, à l’image de son tube Royals, une pépite. A placer entre la classe un peu trash et rugueuse d’Amy Winehouse et le charme de Lana Del Rey sans le côté commercial, une réussite !

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