Cecile Cassel : my name is HollySiz

28/10/13 par  |  publié dans : Albums, Musique | Tags :

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Mais qui se cache donc derrière ce nom inconnu, Hollysiz ? Inconnue, celle qui nous a fait danser cet été au son de Come back to me, pas vraiment… Car derrière le personnage d’Hollysiz se cache Cécile Cassel, fille de l’acteur Jean-Pierre Cassel et demi-sœur de Vincent Cassel. Cécile Cassel, c’est une actrice brune habituée aux seconds rôles, on l’a vue dans Le Premier Jour du Reste de ta Vie (de Rémi Bezançon en 2008) ou encore dans Comme des frères (d’Hugo Gélin en 2012).

Hollysiz

Elle qui rêvait enfant d’être Liza Minneli ou Rita Moreno, passionnée de danse et de chant, qui a suivi une formation de piano classique pendant des années, n’ose pas se lancer dans la chanson avec son nom, trop lourd à porter. Trop lourd, aussi, ce statut d’actrice qui se met à la chanson. Elle crée donc Hollysiz, son double énergique, et blond. Pourquoi Hollysiz ? Parce que Siz est son surnom depuis toujours, et Holly pour le houx en anglais. Mais aussi parce que c’est le nom de Sissy Spacek dans Badlands de Terrence Malick. Dans le film, Holly prend son destin en main même si c’est pour parfois aller du mauvais côté, mais Hollysiz aime cette idée. Elle prend donc son destin, et le micro, en main et se crée ce personnage, comme un super héros dont elle revêtirait la cape, rayée la cape, rouge et blanche, une charte graphique reconnaissable qu’Hollysiz trimballe entre la pochette de son album, ses tenues et la scène.

La scène, d’ailleurs, Hollysiz n’y est pas étrangère puisque ça fait plusieurs années déjà qu’elle fait les premières parties de Brigitte, M, Julien Doré mais surtout Yodelice. C’est donc naturellement que c’est avec Maxime Nucci (Yodelice) qu’elle va travailler à ce premier album qu’elle concocte en secret depuis longtemps.

HollySiz Photo @Dimitri Coste Presse 1

Hollysiz écrit tous les textes, et travaille aux musiques avec Maxime Nucci et Xavier Craux. Dans ses chansons, on reconnaît les influences – et hommages assumés – de ses idoles, de Debbie Harry (Blondie) à Beth Ditto en passant par Radiohead et Massive Attack.

Après le single Come back to me, bombe électro-pop, ce premier album s’inscrit dans la même veine. Parfois mélancolique (A Shot), parfois expérimental (Miss Know it all), l’album recèle aussi de chansons énergiques taillées pour la scène, comme Ok, Hangover ou Tricky Game et ses synthés diaboliques. L’album balance constamment entre électro et organique, rythmes dansants et sentiments mélancoliques. Cet équilibre entre légèreté, dance et profondeur mélancolique marque la teinte musicale d’Hollysiz.

My name is

Pour le premier single, Come back to me, on était plutôt dans un titre électro dansant, qu’elle qualifie de « porte bonheur ». Elle en est auteur compositeur. « Je voulais écrire une chanson super dansante. Je l’ai produite en me disant que si j’entrais dans un club, c’est cette chanson que j’aimerais entendre… ». Si elle s’adresse d’une certaine manière à son père, la chanson va plus loin que ça, elle s’adresse à tous ceux qui l’ont fait rêver, de Mickael Jackson à Fred Astaire, d’où les claquettes dans le clip et sur scène.

Ces sonorités, on les retrouve dans Ok, plus rock mais au rythme tout autant enlevé. Tandis que Better than Yesterday qui ouvre l’album va volontiers puiser du côtés des années 80 pour une « feel good song » qu’elle dédie à « quelqu’un qui a changé [sa] vie et qui [la] rend plus heureuse qu’[elle] ne l’était avant ». Sponge Friend emprunte ce tempo et dresse le portrait de cet ami éponge, celui qui est toujours là pour l’autre quand ça ne va pas et de cet autre qui, quand ça ira mieux, ne s’en souviendra pas. Hangover, la dernière chanson produite pour l’album, va lorgner du côté du rock britannique. Dans le rythme, le thème (lendemains de fêtes) et la musique, on retrouve l’influence de Gossip.

Dans Daisy Duke, on est presque du côté de la country ; des américains Cécile Cassel emprunte aussi les thèmes : Bonny et Clyde, rodéo, bar, révolvers, pour une chanson qui pourrait illustrer un western.

hollysizEt parce que qu’on ne peut passer à côté, l’amour traverse également l’album d’Hollysiz. Amour dans Tricky Game, où elle reproche à son partenaire sa passivité, parle des difficultés de se parler dans un couple. Amour encore dans The Fall, mais c’est la rencontre ici, celle qui interrompt la chute. On reconnaît les influences de Radiohead, de la pop hypnotique anglaise, et un texte plus sombre, introspectif, qui met à nu le mal être, ‘the fall’ (la chute) avant la rencontre justement. The Fall c’est un cri dans une nuit aux étoiles saturées de solitude, une montée en puissance formidable, visant les tripes. Cette chanson, sa préférée dans l’album, est aussi la plus personnelle, la plus proche de ce qu’elle aime. La chanson, complexe, d’une longueur de 5 minutes assume son côté alternatif.

La réponse à The Fall est le positif The Light, même style, mêmes envolées hypnotiques, mêmes influences qui servent cette fois un texte optimiste : « Let us go, let us grow. Let’s believe we can change. Let’s believe in ourselves ».

Enfin, A Shot, épuré et très fort, déstabilise par les paroles dures. Il est question ici de l’addiction que l’on peut avoir à quelqu’un. La drogue dure c’est une personne. C’est la première chanson que Cécile Cassel ait enregistrée, le premier texte dont elle était assez fière pour le faire lire à quelqu’un. C’est aussi sa première chanson originale qu’elle ait chantée sur scène, c’était avec Yodelice, déjà. C’est une chanson très personnelle, dans laquelle elle mis beaucoup d’elle.

Et finalement c’est à l’image de ce premier album, complet, très personnel : « C’est une évidence, je dis beaucoup plus de moi en me cachant sous l’identité HollySiz ». S’il y a des chansons faites pour danser, ce serait en effet un tort de cataloguer l’album dans une production electro dance uniquement car ce qu’il en ressort c’est un aspect new wave plus sombre. Hollysiz va creuser au fond d’elle pour nous livrer des textes intimes, parfois emportés – on ressent de la colère également – et souvent mélancoliques.

Le premier album d’Hollysiz, My name is, est disponible depuis le 30 septembre 2013 et la chanteuse sera en concert le 06 novembre en ouverture du festival des Inrocks à l’Olympia. Elle pense par ailleurs déjà à sa première tournée.

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1 commentaire

    Meis. J  | 24/03/14 à 20 h 14 min

  • Salut, je viens pour vous dire d’aller au concert de Hollisiz pour 16€ par personnes seulement!! Allez voir sur le site de l’empreinte!
    Ps: il y aura bien sur une séance de dédicaces et vous pourrez la rencontrer

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