Du Flamenco Puro à l’Espace Julien

03/06/16 par  |  publié dans : Danse, Musique, Scènes | Tags : , , , ,

Ce vendredi 27 et samedi 28 mai l’Espace Julien proposait son troisième « Festival Massalia Flamenco », initié en 2013 dans le cadre de Marseille Provence, Capitale Européenne de la Culture.

 

La Lupi y Antonio Canales

Flamenco puro

Juana Amaya est née en 1968 à Séville, elle est une grande figure du flamenco gitan qui excelle dans la Siguiriya et la Soléà, reçue dans tous les Festivals de Flamenco du monde. Vendredi, elle se produisait en duo avec le jeune et fougueux Ivan Vargas, né à Grenade en 1986. Ils étaient accompagnés par Juan Campallo, guitariste de Barcelone.

Le samedi c’est le couple mythique de « La Lupi » et Antonio Canales qui a enflammé la nuit marseillaise.

 

La Lupi y Antonio Canales

 

Susan Lupiànes dite « La Lupi » est une danseuse chorégraphe et enseignante de flamenco qui a formé de nombreuses danseuses, dont Rocio Molina. Elle s’est formée au conservatoire de danse de Malaga dont elle sort diplômée à dix sept ans et a poursuivi sa formation -notamment- auprès d’Antonio Canales, qu’elle a retrouvé ce samedi sur la scène de l’espace Julien.

Antonio Gomez de los Reyes dit Antonio Canales est né en 1961 à Séville, danseur chorégraphe et enseignant de flamenco, il a été soliste du Ballet National espagnol, a dansé avec Maguy Marin et joué comme comédien dans « Vengo » de tony Gatlif. Il a donc fréquenté la danse classique hispanique le flamenco et la danse contemporaine, a créé plus de quatorze chorégraphies, dont une variation sur le Guernica de Picasso et « La Casa de Bernarda Albà » d’après Féderico Garcia Lorca.

 

La Lupi y Antonio Canales

Polémique

Nous ne trancherons pas le débat sur l’authenticité du flamenco gitan ou espagnol, si il y en a un ou deux, si ils sont frères ou cousins, il y faudrait une thèse d’état, mais ils constituent sûrement ensemble une grande famille, depuis los cantes a palo seco du dix huitième siècle jusqu’à Israël Galvàn et Rocio Molina dont la perfection du style permet toutes les audaces contemporaines. En tout état de cause, le flamenco est multiple et vivant, il n’est ni une danse folklorique ni une danse de musée, il se vit tous les jours partout dans le monde, très au delà de l’univers latin.

Il est l’âme de l’Espagne, que les gitans nous ont apporté en fuyant les persécutions de la dictature franquiste.

La Lupi y Antonio Canales

Duende

Si on s’interroge sur le duende, il faut aller voir La Lupi et Antonio Canales sur scène, cherchant et trouvant la transe, dans un embrasement des sens et des émotions poussées à leur paroxysme.

Ils se cherchent, se défient, se trouvent et dansent à l’amble, dans un grand déploiement de robes à longue traine et de mantilles. « Ils ont tout donné » dit le public en état second.

Magnifique.

La Lupi y Antonio Canales

Un an à attendre la prochaine cession de Flamenco à l’Espace Julien, ce sera long.

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