Franky Knight, dernière prouesse d’Emilie Simon

05/12/11 par  |  publié dans : Albums, Musique | Tags : , ,

Toujours aussi adulée par le milieu des musiques électroniques et par la presse musicale, Emilie Simon a remporté le 14 novembre dernier le Grand Prix SACEM – catégorie « musiques électroniques » – pour récompenser l’ensemble de sa discographie. Ce 5 décembre, elle sort en physique son tout dernier opus, Franky Knight (Barclay).

 EVOLUTION ELECTRONIQUE

On a connu l’artiste avec son tout premier album sobrement intitulé Emilie Simon. On s’est très vite rendu compte du talent de la jeune femme à manier la langue française comme bon lui semble. De sa facilité déconcertante à  jouer avec les sons.  De son intelligence électronique, à utiliser les effets subtilement, par petites touches, juste là où il faut. De la délicatesse de sa voix.

Au travers des cinq albums, on assiste à l’évolution artistique d’Emilie Simon : alors que ses premiers disques (Emilie Simon, la Marche de l’Empereur, Végétal) étaient axés sur des finesses électroniques, l’artiste a commencé à négocier un tournant sur The Big Machine. Son quatrième CD présentait moins d’électro qu’à l’accoutumée. Emilie avait aussi commencé à intégrer des cuivres et à oser pousser sa voix davantage.

FRANKY LE CHEVALIER

Sur Franky Knight, tout continue dans cette lignée : légèrement moins d’électro, encore plus de cuivres (Something More, Bel Amour) et de piano, encore plus de voix. Résolument plus pop, son prochain album a toutes les cartes en mains pour séduire un public encore plus large. Le premier morceau à en être extrait, “Mon Chevalier“, est aussi le générique du film La Délicatesse (sortie prévue le 21 décembre).

Dix titres, des univers différents. Le jeu de passe-passe textuel entre anglais et français est toujours présent. Emilie Simon nous fait passer d’influences pop sixties (I call it love), à un soupçon de berceuse (Sous les étoiles), en passant par l’électropop (Franky’s Princess) avec une facilité déconcertante. Voix posée, instrumentation mélancolique : quelques titres nous rappellent brillamment ses premiers albums (Holy Pool of Memories, Jetaimejetaimejetaime).

Après des albums-concept comme Végétal, The Big Machine et la BO de la Marche de l’Empereur, Franky Knight nous parle d’amour. De la joie d’aimer, de la peine d’être séparés. Ce qui est certain, c’est qu’avec Franky Knight, Emilie Simon nous prouve une fois de plus que celle souvent qualifiée de « Björk française » reste encore et toujours inimitable.

Plus d’infos : http://www.emiliesimonmusic.com/

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2 commentaires

    Franky Knight, dernière prouesse d’Emilie Simon | EnvrAk | Des nouvelles d'Emilie Simon | Scoop.it  | 05/12/11 à 16 h 48 min

  • […] Franky Knight, dernière prouesse d’Emilie Simon | EnvrAk […]

  • Rubz  | 14/02/12 à 10 h 21 min

  • J’adore Emilie… que ce soit pour le personnage en lui même, pour son joli minois et surtout pour sa musique. Elle se remet sans cesse en question, sa musique évolue tout comme son univers…. Je regrette cependant l’abandon progressif du coté “electro” et de ses “bidouilles instrumentales” qui apportaient un réel petit plus. Mais bo,voguons avec Simon et voyons ou nous débarquerons !

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