Garorock 2013 [1/3] : retrouvailles et découvertes

09/07/13 par  |  publié dans : Concerts, Musique | Tags : , ,

garorock2013

C’est la 17ème édition du festival de Garorock à Marmande, ma 4ème en tant que spectatrice (originaire de la région), ma 2ème en tant que photographe envrakée. Garorock, ce sont donc avant tout des retrouvailles avec une ville, un lieu et des gens : des personnes chères, d’autres oubliées et ceux qui ont compté un jour, retrouvés ici au hasard d’une file d’attente… Un retour vers le passé avec la richesse des surprises à venir.

Premier jour : 28 juin 2013

A l’entrée du site, les campeurs s’installent, et certains répondent déjà à l’expression presque caricaturale “Apéro !!!!”. La plaine est encore vide, les festivaliers arrivent petit à petit, tout se met en place tranquillement… Le calme avant la tempête.

Campement Garorock

Avant d’atteindre l’entrée du VIP (avec son coin presse), le son d’une guitare m’arrête déjà. Il s’agit de celui de The 1969 Club. Cette petite formation rock (une chanteuse/bassiste, un guitariste et un batteur) suffit à faire vibrer la scène du trek. Je remarque tout de suite que des caissons de basses ont été installés le long de la scène : The 1969 Club fera une courte démonstration de leur potentiel de puissance.

Je rejoins l’espace VIP avec hâte afin de m’alléger de mon matériel. L’année précédente, le grand luxe, en tant que photographe, était de pouvoir laisser en sécurité son sac chargé de boitiers et autres objectifs… Mauvaise surprise, absence de consignes cette année : ce sac qui me donne l’allure d’une tortue ninja – plus tortue que ninja – va donc devenir mon fardeau pour les trois prochains jours. Loin d’être un détail, cet énorme sac jaune deviendra un point de repère pour certains, un running gag pour d’autres, bref, un sujet de conversation à part entière. Je me résigne à trainer mon boulet.

The Bots/ Asaf Avidan / Wax Tailor

Ce premier soir, Bad religion commence a faire vivre la scène de la plaine avec leur punk/rock californien. Pendant que sur la scène du trek, on découvre un duo de frangins : The Bots. Leur maîtrise – l’un de la guitare et l’autre de la batterie – nous emporte, et ce n’est qu’au moment de leur salut maladroit qu’on s’aperçoit de leur jeunesse (19 et 15ans).

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La foule commence à se rassembler devant la scène garonne, Asaf Avidan (ci-dessus) est attendu. Connu pour son titre One Day que le public attend de découvrir en live (pour finalement le chanter à sa place). On découvre surtout une voix incroyable – qu’on apprécie ou pas son timbre particulier : ça sonne, il y a du blues, du rock, de l’émotion qui séduit un large public. Un artiste complet que vous aurez sûrement l’occasion de voir dans d’autres festivals d’été.

22h40 We are infant terrible – 22h45 Wax Tailor. Je privilégie le DJ français. C’est la 4ème fois que Wax Tailor est programmé au Garorock : les programmateurs lui ont fait confiance dès le début, et c’est donc avec un affect particulier qu’il vient à nouveau à Marmande. Wax tailor est un perfectionniste qui contrôle tout de la production, au graphisme, en passant par la réalisation des images projetées durant le spectacle. Il est entouré sur scène par une dizaine de musiciens : violoncelliste, guitariste (ci-dessous), flutiste et chanteuses (Jennifer Charles, Charlotte Savary). Tous s’accordent parfaitement pour faire vivre sur scène l’univers trip-hop, hip hop electro baroque de ce jeune DJ qui donne ici son unique concert dans le Sud Ouest.

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Die Antwoord / Vitalic


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Le public déjà ravi, qui alternait jusqu’ici entre les deux scènes principales et celle du trek, se retrouve à nouveau devant la scène Garonne. Une tension monte… Devant la scène j’observe clairement une certaine nervosité, à 10 min du début du concert les premiers rangs sont déjà compressés contre les barrières. Certains auront attendu plus d’1h devant cette scène pour être au plus près. La lumière s’éteint, seules des lumières noires éclairent la scène laissant apparaître 3 silhouettes orange fluo… La folie Die Antwoord peut enfin se libérer. Le public survolté dès le premier titre restera en surtension jusqu’au bout. Les Die Antwoord sont excentriques et inquiétants. Ils retournent la plaine de la Filhole au son de leur techno/rap très puissant. Les sud africains réussissent à électriser un public venu de toute la France pour les voir sur leur unique date dans le sud.

C’est au tour de Vitalic de prendre le relais avec deux musiciens (batteur et clavier). Je l’avais déjà découvert à Paris à La Flèche d’Or, une petite salle, bien trop petite pour mettre en avant sa musique et ses effets de lumière. Alors qu’il m’avait déjà conquise par son album aux sonorités house/techno, Vitalic prend toute son ampleur sur cette scène ouverte, dans cette plaine immense. Au deuxième morceau La mort sur le dancefloor le public est déjà embarqué. J’aurais aimé en faire autant mais mon sac à (far)dos m’oblige à plus de retenue. Ce n’est que partie remise, je dois, par ailleurs, privilégier l’endurance.

Fritz Kalkbrenner / Birdy Nam Nam / Animals in cage

Fritz Kalkbrenner quant à lui, investi la scène du trek et démontre au son de sa deephouse, que son frère et lui ne se ressemble pas autant qu’on le pense.

Birdy Nam Nam prend le relais. Les 4 DJs arrivent encore ce soir à faire la synthèse entre différents styles, imprégnés de hip hop, de house, de techno, et ce jusqu’au dub step. A voir les sourires sur les visages des premiers rang, on saisit toute l’efficacité de leur live.

animal in cage 02

Animals in cage (ci-dessus) terminent cette première journée. Ils accompagnent les derniers spectateurs encore plein d’énergie, qui se déchaîneront sur les différents sons techno des 3 DJs.

Le bilan de cette première journée s’avère donc plutôt positif avec de très belles têtes d’affiche, des festivaliers qui se lâchent mais gardent toujours un bel état d’esprit. L’espace qui nous est offert sur cette plaine permet à chacun de vivre son expérience sans être oppressé par la foule et en ayant en permanence un point de vue sur les deux scènes principales. On s’y sent bien et c’est une bonne chose puisque qu’on est là encore deux jours.

* Retrouvez ici : l’album photos du premier jour Garorock 2013
* Et toutes les photos Garorock 2013 : sur la page facebook d’Envrak.

Photos ©Émilie Zasso /Envrak

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