Une envrakée à Garorock : le bilan

15/06/12 par  |  publié dans : Concerts, Musique | Tags : ,

 

Garorock et moi, c’est une longue histoire. Étant originaire de la région (avec une partie de ma famille née à Marmande), j’y étais en terres connues et chargées d’histoire. Après 16 ans d’existence, le festival a – comme moi – déménagé, il était temps pour lui de grandir : 22 hectares de plaines, entre la Garonne et le trec, le tout à cinq minutes du centre ville. Après avoir posé nos valises dans une maison sur les hauteurs de Marmande, nous avons rejoint le site à pied. Pour nous autres, à présent parisiens, c’est la campagne. Retour sur quelques moments clés – parce que le reste est dans le reportage photo.

Vendredi 8 juin : deux fois déçue, une fois comblée

23h00 : Pour Metronomy, c’était le premier festival de la saison – et ma première déception. Malgré leur présence scénique très statique, l’excitation reprend le dessus lorsqu’on découvre The Bay ou The Look en live, et qu’on voit se démener leur flamboyante batteuse. Modeselektor (ci-dessous) ravira davantage les amateurs de musique électronique et les feront voyager – je pensais avoir une vidéo pour vous illustrer leur univers, mais je devais moi-même être en voyage.

 

1h30 : c’est au tour de David Guetta de prendre la scène de la plaine. Des heures que certains attendaient, et la déconfiture n’a pas tardé. Le Dj doit être l’un des seuls qui – pendant son set – lève les mains, coupe le son et raconte sa vie au micro comme une chanteuse de variété. On ne s’est pas attardé, ou juste histoire d’entendre les quelques titres de nos première soirées au “macumba night”, à l’époque ou on nous demandait encore nos cartes d’identités.

Oakwood by Dirtyphonics
 

1h30 : Pour écouter vraiment de l’électro, il fallait être à la scène du trec, où nous nous sommes agités au rythme du dub step, grâce à Tha New Team et Dirtyphonics. La basse, y’a que ça de vrai pour faire vibrer une foule d’adeptes jusqu’à 5h du mat ! Après 12h de musique non stop, il était temps de rejoindre nos tentes – qu’on a réussi tant bien que mal à retrouver malgré des centaines de modèle identiques. Essayer de dormir alors qu’aux quatre coins du camping, des irréductibles criaient “APéROOOOOO ! ” n’a pas été chose facile.

Samedi 9 juin : mon cœur balance

Sur la scène du Trec (ci-dessous) : des collectifs comme “La Fine équipe”. Grâce à leur mix inattendu de morceaux ultra connu, ils ont su faire danser le public assez tôt dans la soirée. Parait-il que certains étaient si épanouis qu’ils faisaient des roulades dans l’herbe – avant que ça devienne un champ de boue.

 

Si tu aimes le rock, que tu aimes danser, sauter, crier c’est The Hives qu’il faut aller voir. Un décor, 5 musiciens en costumes et chapeaux haut de formes, des saturations de guitares à vous survolter. Après quelques clichés, je n’ai donc pas pu résister (l’appareil photo en sécurité), mes jambes impatientes de me faire danser m’ont entrainée au milieu de la foule. Là, j’ai sauté, secoué la tête et hurlé sur Tick Tick Boom (entre autres). Je n’ai pas été la seule à être totalement conquise car pour la première fois depuis le début du festival, The Hives a bénéficié d’un rappel.

Tick Tick Boom by The Hives
 

Après avoir dépensé quelques jetons au bar à vin, c’est à C2C de prendre la scène à 0h45 : C2C sous la pluie mais C2C quand même ! Pour des raisons technico/climatique je n’ai pas pu faire d’images mais j’étais là pour leur son. La variété de leur mix, leur mise en scène presque chorégraphiée, et voir ces 4 Dj jouer avec autant d’enthousiasme : j’en ai cru que la pluie faisait partie de leurs effets. Le rappel et le final avec “Fuya” m’en ont convaincu. C’est LE groupe à ne pas manquer cet été, un réel coup de cœur.

Dimanche 10 juin, et son bilan

Une foule de tout âge était présente pour l’arrivée de The Offspring à 21h35. Il y avait quelque chose d’assez surréaliste à retrouver ce groupe culte en plein milieu du Sud Ouest. C’était un pari audacieux mais réussi, le public était plus qu’heureux de les retrouver ici. C’est enfin Cypress Hill qui a clôturé ce Garorock, avec des festivaliers ravis, mais également déçus de devoir bientôt rentrer.

 

Cette 16ème édition a donc était un joli succès. Notamment grâce à ces 2 grandes scènes qui s’alternaient et permettaient au public de profiter de tous les groupes présents sans risquer de rater le début des concerts. Le Garorock 2012 bénéficiait d’une programmation très riche – pas eu le temps de tout voir – et pour le site, d’un lieu idéal où quelques abris faisait presque oublier que la pluie existe aussi dans le sud. Un grand bravo, donc, à toute l’équipe organisatrice, bénévole et technique.

Bilan du week-end : 20 groupes en live, plus de 24h de concert, quelques dizaines de kilomètres de marche – la maison sur la colline c’est beau mais c’est loin -, des centaines de photo, des amis perdus de vue et retrouvés à cette occasion, des nouvelles connaissances, des dizaines de fous rire, un mec en combinaison violette qu’on appellera PurpleMan (et que vous retrouverez peut être dans d’autres aventures), des litres de bière, des histoires de taxi, de tente et de klaxons… Bref, un week-end intense où il se passe quelque chose à chaque minute et qu’on regrette déjà, parce qu’on n’a pas eu le temps de tout voir et de tout vivre. Vivement l’année prochaine. C’est sur, on y sera. “ApéROOOOO” !

Voir aussi :
* Une envrakée à Garorock : jour 1
* Une envrakée à Garorock : jour 2
* Une envrakée à Garorock : jour 3
* Le facebook officiel de Garorok
* Le site internet de Garorock

Photos ©Émilie Zasso /Envrak

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