Interview B7N

01/06/07 par  |  publié dans : Artistes, Musique | Tags :

C’est en ce beau mercredi d’avril que je viens à la rencontre de Buny et les 7 nains, chez eux, dans leur grande bâtisse à Charly (69), où ils vivent tous ensemble.
On m’avait promis tout le monde mais finalement Samy, le guitariste, est en Angleterre, et Adrien, le bassiste, a eu un imprévu. Ah, ces musiciens !
Mais c’est non sans une bonne atmosphère que l’on s’installe dans le salon afin de mieux faire connaissance.

Mike : Bonjour à vous. Tout d’abord, Messieurs, s’il fallait vous présenter ?

Victor (Guitariste) : Ben écoute, on s’appelle Buny et les 7 nains, on est un groupe de rock indé.

Lucas (Batteur) : Et on existe maintenant depuis six ans. En fait, Victor et moi avons rejoint le groupe il y a deux ans, et B7N a vu le jour. À la base, Samy et Adrien bossaient déjà avec deux autres musiciens.

S’il fallait qualifier cet album ?

V : On est parti d’une base rock pour diverger sur plusieurs styles, comme le funk, l’électro ou le reggae. C’est aussi un album test, il va être notre outil de comm’. L’album contient toutes les compos de nos deux dernières années.

L : Le travail sur chacun de nos morceaux est très différent, mais ils restent au bout du compte rock. On clôt un travail dont ça fait maintenant deux ans qu’on est dessus. C’est une finalité, on va pouvoir passer à autre chose !

S’il fallait retenir un morceau ?

V : C’est pas facile ça ! Je dirais Mon Père. On a passé énormément de temps dessus pour qu’il y ait quelque chose qui ressorte particulièrement.

L : Ouais, je dirais celle-là aussi. C’est une chanson très nuancée, très poussée. Elle vit !

S’il fallait partir en tournée ?

V : On part sur une tournée d’un mois, de mi-juillet à mi-août. On démarche les mairies des différentes villes pour avoir nos autorisations. On part sur un concept où à certains endroits on pourrait rester deux soirs de suite, avec deux ambiances différentes, une soirée posée et l’autre plus rock.

L : On est assez autonomes, on décide tout nous-même ce qui nous laisse plus de liberté. Le must serait de faire une vingtaine de villes.

S’il fallait parler de la scène ?

V : Le contact avec le public est énorme.

L : Il se passe quelque chose d’indescriptible quand t’es sur scène. Ce que j’apprécie particulièrement c’est la tournée, quand t’es dans la rue, et que t’es au niveau de tout le monde, il n’y a plus de barrière physique.

V : T’as beaucoup plus de communication que quand t’es sur une scène. En salle tu joues pour les gens, dans la rue tu joues avec les gens.

S’il fallait vous donner un signe d’originalité ?

V : On essaie de pousser autant l’aspect musical que scénique. On est musiciens mais aussi acteurs. C’est vraiment quelque chose qui nous caractérise, on voit pas encore trop ça ailleurs.

L : On a deux filles qui font de la mise en scène, c’est plutôt sympa. On joue pas mal sur la lumière aussi. Pour créer des ambiances, y’a rien de tel.

S’il fallait retenir une date, un évènement ?

V : Le concert au Jardin de l’Europe, à Annecy, l’an passé. Un super moment, une superbe ambiance.

L : Notre tournée de l’an passé, dans sa globalité. On est parti a l’arrache et pourtant…

S’il fallait donner votre coup de cœur musical du moment ?

V : Un c’est pas possible ! Non, en ce moment j’écoute pas mal Lofofora, Freedom for King Kong, Troides et Bec Bien Zen.

L : En ce moment, j’écoute Hans Zimmer, un compositeur de musiques de films. Il a notamment fait celles de Gladiator, Terminator…

S’il fallait remercier une personne ?

V : Toujours pas possible, je dirais des, en parlant des moines suisses. L’an passé, en tournée, on a squatté un terrain pour passer la nuit. Le soir, un moine est passé pour nous dire qu’on était sur les terres de leur abbaye. S’en est suivi une discute, et puis le lendemain, on est venu faire un p’tit concert dans leur abbaye. Ils ont été supers, ils nous ont même fait un petit don.

L : Ils étaient au taquet les moines ! Moi je remercierais Jean-Louis, qui nous a enregistré au studio ABAO-BE de la Croix-Rousse.

S’il fallait penser au futur ?

V : Non il faut pas… Tu sais le statut d’intermittent est flou, l’avenir est assez limité pour les indés. Mais on réussira bien a tirer notre épingle du jeu !

L : Au jour le jour !

L’album Empathie sera disponible fin juin sur http://www.educationourevolution.com, le site du groupe, (d’ailleurs très original graphiquement) au prix de 12 euros. Les dates de la tournée du groupe seront également bientot disponible sur le site.

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2 commentaires

    JaY  | 01/06/07 à 9 h 23 min

  • \o/ Vivement la sortie =)

  • vic  | 02/06/07 à 2 h 19 min

  • merci a toi,t’as fais du bon boulot,passe nous voire quand tu veux!et ne me traite plus de feignasse hein?!!

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