La Fiesta des Suds 2015 : bilan en photos

18/10/15 par  |  publié dans : Concerts, Musique, Scènes | Tags : , , , ,

La Vingt-cinquième Fiesta des Suds s’est tenue aux Docks de Marseille du 15 au 17 octobre 2015.

Les Amazones d'Afrique

Avec France inter sur place et en direct, au milieu du public et dans le brouhaha, c’est une belle marque de considération. Les voix que vous entendiez sur les ondes deviennent devant vous des visages, les entendre encore en reprenant sa voiture produit un bel effet d’étrangeté.

Vaudou Game

Après l’entrée prestigieuse le jeudi d’ Alpha Blondy, ce vendredi était encore africain, avec les amazones d’Afrique et leurs invités. Trois divas Maliennes, Maryam Doumbia, Oumou Sangaré et Mamani Keita qui luttent pour la paix, les droits des femmes et ceux des enfants, une création exceptionnelle pour la circonstance. Ajoutez les invités Mous et Akim, les Zebda bondissants avec leur accent de Toulouse et Tiken Jah Fakoly. Complétez par une femme à la batterie qui n’est pas de cuisine, Moussaina Tendina, et Nadina N’Diaye à la Kora, Delphine Diabate à la basse, vous aurez une idée du cocktail explosif qu’est ce nouveau groupe émancipé, mais pas du tout androphobe. « Les hommes nous complémentent, il n’y a pas de compétition entre nous » assurent-elles. Et on les croit.
C mon Tigre

Un village mondial

Cette manifestation enchaîne les styles dans un glissement continu, d’une salle à l’autre ou à l’extérieur, malgré ce froid de novembre tombé en octobre. C’est inhabituel, cet été indien qui s’est absenté, il y avait 15 degrés de plus à la même date pour la précédente édition.

Cheik Lô

Pourtant le public est là, métissé comme il se doit, avec toutes les nuances de couleur et de style, pop rock ou électro, ou encore latino. C’est la marque de la Fiesta des Suds et de Babel Med, un tour du monde des styles et des musiques en trois salles et trois jours, ce qui permet d’aligner quarante vrais grands concerts pour 25 euros par jour, un record.

Deux cent artistes venus du monde entiers, bain de foule garanti malgré une fréquentation un peu en baisse en ces temps de froidure, des musiques sans frontières sous le signe de la solidarité et du partage, un jeudi reggae, hip hop, pop et flamenco, un vendredi complètement mandingue ou vaudou, didjis électroniques ou latinos électrisés. Vous n’êtes pas obligés de tout aimer, mais vous n’êtes pas non plus obligés de tout voir, d’autant que les concerts s’enchaînent et se chevauchent.

 

Les Amazones d'Afrique

 

Les Amazones d'Afrique

Le samedi est résolument électro mode tendance, il y a toute une génération qui aime ça.

Décibels de nuit

En progrès mais peut mieux faire: c’est la plaie des festivals, la sonorisation est tellement forte que les musiques vous remuent les entrailles, çà c’est plutôt jouissif, mais vous détruit les oreilles, ça, c’est moins bien.

La musique devient de la soupe et les paroles de la bouillie pour chats, les bouchons d’oreille limitent partiellement les dégâts. Miracle, ils étaient distribués à l’entrée par la Mutuelle des Étudiants: faire la fête c’est bien, entendre encore les cours après la fête, ce n’est pas mal non plus.

Peut-on imaginer qu’un jour la qualité des paroles primera la quantité de décibels? Que les fumeurs se feront plaisir dehors où il y a largement assez de place?

On peut toujours rêver. Quoiqu’il en soit, ce ne sont que dégâts collatéraux, il faut bien que tout le monde vive, même les ORL et les cancérologues.

Encore une belle fête, la prochaine est pour bientôt, vers le mois de mars, pour un autre tour du monde de la musique et de la solidarité, si la peste brune n’a pas encore réussi à stériliser la région.

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