La lessive d’Ariel : complètement space

01/04/11 par  |  publié dans : Albums, Artistes, Musique | Tags :

“…Échangeriez-vous votre baril de lessive ordinaire contre…”*

a) Un bon vidéo clip
b) Quelques lignes, sinon rien
c) Ma playlist
d) Des réactions en vrac

* (il n’est pas nécessaire de répondre objectivement)

a) Un bon vidéo clip

Les Daft Punk n’ont rien inventé… mais ça, on le savait déjà. En témoigne cette vidéo cheap du tube intersidéral Magic Fly, de Space, sorti en 1977… Groupe d’un seul homme, Didier Marouani, sous contrat à l’époque avec une autre maison de disque, qui eut l’idée pour sortir en toute liberté des tubes “Disco”, de se camoufler sous l’apparat d’une combinaison spatiale.
Depuis, deux gredins ont investi l’univers, s’auto-proclamant fils spirituel de Space et devenant ainsi les Robots les plus populaires, tandis que Marouani continue son bonhomme de chemin, synthétiseur en mains, jouant jusque sur la place Rouge pour promouvoir sa cosmic touch. Alors rendons à César ce qui est à César, car la musique électronique, ce ne sont pas seulement Jarre, Moroder et d’autres trublions souvent cités par les amateurs du genre. Il y a Didier Marouani et Space. Maintenant vous le savez.

b) Quelques lignes (sniiif)… sinon, rien

Cannibal Kiss (Pschent / Wagram)

“I need your sex”, ça groove du calbute : paroles sexuellement transmissibles. Les cannibales sont là pour baiser de long en large et surtout en travers. Prenez la température, elle ne cesse de monter avec cette électro fonk aux attributs rock’n’rollesques foutrement soul, bien aguichante prête à faire bander au taquet tous les impuissants sous pilule bleue. Dj Cyril et Sad font gicler des tubes sans vaseline mais avec des paillettes, leur potion stimulante offre au corps un déhanché “Travoltien” prêt à tester les gestes provocants sur la piste étoilée. Moi j’y vais de ce pas érotique. Huuum i like !

Ending Satellites : A devasted place where we can dance (autoprod)

Projet hybride où s’accouplent d’enivrantes mélopées et des clichés hors du temps. Exposant un univers où la nature est investie par un urbanisme brutal, mais pas seulement, les photographies laissent présager que le songe est à deux pas de nos rues baignées d’illusions perdues et que l’espoir niche non loin de là. La musique est, quant à elle, basée sur des instruments acoustiques, d’une rythmique électronique montant en crescendo vers des hauteurs inexplorées où la nostalgie ne serait que l’unique point d’attache. Au commencement de Ending Satellites, il y avait la fin de quelque chose ; à son épilogue en naîtra une autre, l’évolution d’une entité en devenir.

Sonic Youth : Simon Werner a disparu (SYR / Naïve)

Un groupe de djeuns new-yorkais signe une bande expérimentale pour une pelloche d’un réalisateur de chez nous. Je n’ai pas eu encore l’opportunité de jeter un œil sur ce film, mais l’ambiance de la galette reste un rien intrigante. Les Sonic Youth inoculent dans leurs partitions un bruit blanc où s’agglutine une réverbération planante sur des guitares prêtes à taillader l’atmosphère à chaque mouvement de cordes. En douze séquences parsemées de mélodies en lévitation, la tension sous hypnose permanente au garde à vous, Thurston Moore et sa fine équipe redéfinissent sans cesse la structure de leur matière musicale bouillonnante, offrant ainsi un essai sauvageon qui peut se savourer dans ce monde post apocalyptique, sans ou avec les images de l’œuvre de Fabrice Gobert. De jeunes gens prometteurs, les Sonic Youth !

A fight for love : End of summer e.p (Hands in the dark records)

Deux garnements fraîchement débarqués du groupe Adam Kesher dévoilent la vapeur d’une pop numérique sophistiquée sur un premier ep. Nouveaux venus donc sur un candide label (Hands in the dark records), les deux parisiens font vaciller la sunshine pop et la musique de surfeur dans le tropicalisme aphrodisiaque le temps d’une idylle perverse durant l’été qui s’achève.
Quand vient la fin de l’été sur la plage, Il faut alors se quitter peut-être pour toujours , Oublier cette plage et nos baisers , Quand vient la fin de l’été sur la plage, L’amour va se terminer comme il a commencé…
snif

Hippocampe Fou : Vaccin contre l’automne

Un maître de cérémonie maniant la langue de Molière à la moulinette. Les mots s’étirent dans la bouche de ce satire linguistique, percutent, rebondissent sur des beats simples et smooth. Rappeur au sein de la Secte Phonétik, le fou tout désigné signe un produit authentiquement frais qui ne fait pas que “cligner des yeux” mais hocher de la caboche et bouger les cheveux. Même les hommes atteints de calvitie dodelinent du chef. On n’attendra pas la venue du père-Noël pour recevoir cette “aurore boréale” sonore sous le sapin, alors monte le son… ce son tue : c’est un tube.

c) Ma Playlist

Institubes (2003 – 2011) : parce que la musique ne meurt jamais malgré les rouages de la machine de ce marché économique… Ma playlist est en hommage à l’œuvre de ce qui restera l’un des labels frenchie électro les plus importants de ces dernières années. Merci.

Découvrez la playlist Ek67 Linge sale avec Tacteel

d) Réactions Envrak

David Guetta invite 50 cent sur son album en cours de production : ouaip, ça sent la moumoute tout ça, prenez votre temps on est pas pressé d’écouter le track hein ! /// Justice revient avec un spot pour adidas de Romain Gavras, et une instru qui donne pas trop envie d’écouter le reste d’un album qui va suivre /// On s’en tamponne : les White Stripes, c’est terminé ; Iron Maiden sort un éniéme best of ; Shakira lance un parfum ; The Strokes reviennent ; je veux dormir ; Louis Bertignac fait du rock ; Chromeo tapine pour Nokia /// ZAZ aux Victoires de la musique remporte les suffrages du public : ah elle est belle la France dans ses goûts culturels, à vomir /// Nate Dogg le roi des hooks est parti faire un featuring au paradis des pimp : RIP mister G funk /// Rihanna qui plagie David LaChapelle pour sa vidéo sm, Kanye West pique le générique d’Enter the void avec l’aide de Hype Williams, Lady Gaga ponctionne Express Yourself de Madonna pour son tubesque born this way, les Black eyed peas volent des boucles électro au teuton Boyz Noise … : les rois du mainstream se croient décidément tout permis ! et aprés on traite ces gens de génies, mon cul ! /// 2011, année Dubstep ou New wave ? /// Thom Yorke sur un projet avec Burial et Four Tet, et à la première écoute ça a l’air d’être plus bandant que le dernier Radiohead : on verra ! ou pas … /// Goblin de Tyler the Creator : la galette la plus attendue en ce début d’année /// On a le droit de dire que Toro Y Moi c’est chiant ? ben moi je le dis ! /// Dr dre méconnaissable physiquement dans le clip de son nouveau single i need a doctor, feat Eminem : un mutant gonflé aux stéroïdes, beurk /// Courtney Love envisagerait… hum… de s’envoyer un rail des cendres de Kurt Cobain : ben voyons, moi je dis pourquoi pas /// Rubin Steiner pour un nouvel album avec Ira Lee : hi hi hi ça c’est bien pour vos mirettes /// Black Eyed Peas plus fort que Jean-Marie Bigard : ils vont remplir en trois dates le Stade de France : sans moi, par contre /// A vite oublier : le coming out des Fatals Picards : pas de commentaires /// Le nouveau Bjork a été composé sur un Ipad : oui… et ? /// voici le tracklisting de l’album hommage à Bashung, hum… à écouter avant de juger mais on aurait pu éviter les BB Brunes, M, Vanessa Paradis et Raphaël… enfin…
1. Aucun express, Noir Désir
2. J’passe pour une caravane, Gaétan Roussel
3. Madame rêve, -M-
4. Ma petite entreprise, Benjamin Biolay
5. Je fume pour oublier que tu bois, Keren Ann
6. Angora, Vanessa Paradis
7. Volutes, Stephan Eicher
8. 2043, Dionysos
9. Alcaline, Christophe
10. Gaby oh Gaby, BB Brunes
11. Osez Joséphine, Miossec
12. Apiculteur, Raphaël

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire