Matmatah : une cerise au printemps !

01/03/07 par  |  publié dans : Artistes, Musique | Tags :

Dans quelques jours sort le quatrième album du groupe Matmatah. Dolly a eu la chance de les rencontrer alors qu’ils étaient encore en studio.
Envrak : Qu’est-ce que vous avez fait depuis la fin de la tournée en décembre 2005 ?
Stan : J’ai pris un peu de vacances, je suis reparti en Inde (NDLR : le groupe a effectué une tournée en Inde). En fait, quand tu es artiste, tu es toujours et jamais en vacances. Déjà pendant la tournée, on pensait à notre futur album. Préparer un album c’est quelque chose de continu. Chacun de son côté a commencé à réfléchir au prochain album.
Eric : Puis après on a cherché quelqu’un avec qui travailler pour cet album, on a pris le temps de le rencontrer, définir comment on pouvait travailler, puis on s’est lancés et on y est depuis un moment là.
Stan : Tout l’été, on a fini la pré-production, on a pas mal maquetté à Brest dans notre studio et là on essaie de le mettre au propre.

Envrak : Pourquoi avoir choisi la région d’Avignon pour l’enregistrement ?
Eric : Le réalisateur de l’album est Marseillais, on lui a laissé libre choix pour trouver un studio avec un matériel particulier qu’on voulait, une bonne console et un lieu avec un cadre agréable. Et après le premier album fait en Angleterre, on a choisi le soleil et il s’avère que le studio ici nous offre tout ce qu’on désire.
Stan : Là, on a quand même un matériel très vintage, très très rare et selon le patron c’est la meilleure console du monde (rires) et elle correspond à notre envie de couleur de production.

Envrak : Comment se prépare un album ?
Eric : Il y a d’abord la période de composition, trouver les idées. Après, faut les faire tourner ensemble, définir les couleurs, savoir où on va exactement, soigner l’intention, définir les instruments et après se lancer dans l’enregistrement. Après ça, il y a tout le travail sur les arrangements, les chœurs, les voix. Là, on en est à l’étape des bases, on a pratiquement tous les instruments, on va travailler les voix après. On est très avancés et en même temps très loin.
Stan : Après il y a le mixage qui équilibre tout ça et après le mastering qui donnera le produit définitif, ce que les gens écouteront.

Envrak : Comment qualifieriez-vous ce 4e album ?
Stan : (Il hésite) On l’a fait finalement assez rapidement celui-là, dans le déroulement de tout ce qui s’est passé, ça me rappelle un peu l’époque Rebelote (NDLR : 2e Album) mais je pense qu’on est plus affûté qu’à cette période-là. Dans la chronologie ça y ressemble mais dans le contenu cela ne sera pas du Rebelote. A la fin du mix on aura déjà une idée plus précise, on n’a pas assez de recul là. En tout cas, les gens ne seront pas perdus, on en étonnera certains, mais je crois qu’on commence à avoir un son et une patte que l’on retrouvera.

Envrak : Y aura-t-il quelque chose de différent des autres ? Des reprises, des participations d’autres artistes ?
Eric : Il y aura des intervenants oui, mais on est dans une phase où on hésite encore. On a toujours pensé que cela serait bien de faire des duos mais comme on est déjà quatre, dont trois à chanter, on laisse peu de place aux autres.
Stan : Il y aura deux ou trois intervenants, après ça peut changer, on y a pensé mais on n’est pas sûrs. C’est quelque chose qui se décide à la fin ça, au moment des arrangements additionnels et des voix. On est sûr de la présence de Jacky Bouillol, qui fera du piano sur un morceau et aussi d’autres personnes mais on verra ça un peu plus tard, on ne compte que sur nous pour l’instant. (rires)

Envrak : Y a-t-il des artistes avec qui vous aimeriez faire un duo ?
Eric : Ils sont tous morts !
Stan : En général oui…
Eric : Faut que la chanson s’y prête aussi, si c’est faire un duo pour faire un duo, bof… Faut se dire une fois que la chanson est créée, tiens, on aimerait bien la faire avec tel ou tel chanteur.
Stan : On a sûrement envie de faire un duo avec certains chanteurs mais on a peut-être aussi peur d’être déçus de voir comment ils sont dans le boulot. Quand tu admires quelqu’un, tu n’as pas forcément envie de savoir comment ça se passe en studio avec lui. Si tu t’aperçois que c’est un gros connard, tu seras déçu, donc non. Ou alors un duo oui, mais sur un hasard, une rencontre comme ça mais bon… on ne fera pas un album de duos en tout cas.

Envrak : Cela vous manque le contact avec le public quand vous êtes en studio ?
Eric : Forcément, oui, mais disons que ce sont deux périodes différentes, la préparation d’un album et le moment d’une tournée. Quand on est en tournée, y’a un rapport avec les gens mais il faut qu’avant, en studio, on ait pensé un peu qu’à nous, qu’on se soit fait plaisir et que chacun ait pu mettre ce qu’il avait envie de mettre sur les morceaux. Aujourd’hui, on n’a pas envie de se mettre dans un rapport direct avec les gens dans les chansons parce que cela peut nous mettre des doutes ou une pression. Là, le mieux, c’est que tous les quatre on soit contents de ce qu’on a fait. Et une fois l’album terminé, on sera dans la gourmandise de le présenter aux gens, on a toujours dissocié ces deux parties. Une fois en tournée, on ne pense plus à l’album.

Envrak : C’est toujours aussi flippant de faire un nouvel album ?
Stan : Je ne sais pas, on sait comment ça marche maintenant. Personnellement, je crois que c’est la première fois où il y a moins de doutes. Le premier, ben c’est le premier, le deuxième c’est super dur, surtout après un succès. Le troisième c’était un peu un nouvel album à cause du nouveau batteur et là ça devient un peu normal en fait. Tous les éléments sont avec nous là, on a moins de raisons de se poser des questions inutiles.
Eric : Pour cette dernière tournée, on a chanté des chansons de trois albums, on sait que le public aime ou n’aime pas telle ou telle chanson, on n’est pas obligés de lui livrer un album qui fera l’unanimité.
Stan : Au moment d’enregistrer un album on fait en sorte que ça soit la chose la plus importante au monde pour nous, mais au final, c’est qu’un album, même s’il ne faut pas avoir le raisonnement inverse.

Envrak : Allez-vous partir à l’abordage d’un nouveau continent ou d’une nouvelle culture afin d’en rapporter quelques Polaroïds sonores, tel que ce fut le cas pour l’Inde ?
Eric : On part en Australie en novembre, on va jouer en Allemagne pour la première fois avant. On a toujours voulu jouer à l’étranger sans se poser la barrière de la langue, cela reste dans les optiques du groupe. Malheureusement on ne peut pas faire le même nombre de dates de nos tournées dans tous les pays, il nous faudrait plusieurs vies.

Propos recueillis par la belle Dolly au mois de septembre dernier.

Matmatah – La Cerise – Barclay, sortie le 5 mars 2007.
Les dates de concert sont disponibles sur http://www.matmatah.net/html/matmatahdates.htm
Et pour plus d’infos : http://www.myspace.com/matmatah, http://www.matmatah.com.
Photographies (icone et texte) par Florent Cahon.

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6 commentaires

    Druss  | 01/03/07 à 19 h 03 min

  • J-4!!

  • Marie  | 01/03/07 à 19 h 38 min

  • Tiens, ça faisait longtemps que tu nous en avais pas parlé Dolly… :P

  • Gribouille  | 01/03/07 à 20 h 40 min

  • Trop bien ! Merci beaucoup Dolly ! Toujours aussi sympa Matmatah !

  • dolly  | 05/03/07 à 13 h 15 min

  • le facteur a oublié mon colisc :'(

  • Sab  | 06/03/07 à 19 h 27 min

  • Très chouette la photo, j’aime beaucoup. Et puis la signature est vraiment bien placée…

  • Dolly  | 13/03/07 à 10 h 48 min

  • pfff obsédée !!

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