“Mc Cartney” : Paul Mc Cartney à la ferme !

26/11/11 par  |  publié dans : Albums, Musique | Tags : ,

Paul Mc Cartney se produit le 30 Novembre prochain à Bercy. L’occasion de revenir sur les pépites
de sa longue et sinueuse carrière post Beatles ! Lumière tamisée sur le premier album solo du Mac,
sobrement intitulé « Mc Cartney » et sorti le 17 Avril 1970
.

 

On ne présente plus Sir Paul Mc Cartney, ancien membre d’un petit groupe de Liverpool des années 60 qui continue d’affoler les charts – en témoignent les plus de 30 millions de ventes la compilation « One » sortie en 2000 ! Sa carrière solo, à l’exception de quelques tubes plus ou moins fréquentables, demeure souvent un mystère pour les non avertis. A la fin de l’année 1969, enregistrer cet album est une façon pour Paul Mc Cartney de surmonter la lente agonie des Beatles. Il a toujours été un Beatle et se demande sérieusement ce qu’il va pouvoir faire de sa vie maintenant. Un peu paumé, notre célèbre bassiste décide de se reprendre en main et de remettre le bleu de chauffe, à la cool…

« The Lovely Linda » ouvre l’album et illustre l’ambiance recherchée : Mc Cartney a enregistré l’ensemble de cet album seul dans sa ferme, et joue la totalité des instruments. En tendant bien l’oreille, on entend une porte s’ouvrir et Mc Cartney se marre franchement à la fin de la chanson. Enregistré sur un quatre pistes, le son est clairement intimiste, loin de l’ambition quasi symphonique de certaines chansons d’ « Abbey Road » alors fraîchement paru (en Septembre 1969).

La magie prend et transporte l’auditeur assis en tailleur autour d’un bon feu de camp. On sourit du clin d’œil à l’amoureuse Linda et on se laisse bercer par Mc Cartney et sa guitare. « That would be something » : chouette, Mc Cartney n’a rien perdu de ses qualités de mélodiste. Il souffle, double la basse au son de sa bouche, n’oubliant pas de chanter et prend visiblement son pied. « Valentine Day », nous éloigne du feu. Chanson instrumentale relativement bien troussée mais franchement dispensable, à l’image de la plupart des autres pistes similaires de l’album. Mais comme Mc Cartney a plus d’un tour dans son sac, il nous sort de son chapeau 10 secondes de pur génie aérien à la fin de « Hot as sun/ Glasses ». Le bois crépite, le mélancolique «Every Night »raisonne doucement dans les oreilles. On frissonne de plaisir quand Mc Cartney chante « Junk », chanson écrite en 1968, et étrangement écartée du mythique album blanc tant elle est de la trempe de « Blackbird » ou de « Mother nature’son ». En écho de ce moment de grâce, « Singalong Junk , sa prolongation instrumentale, comme quoi !

On applaudit et Mc Cartney grisé par ce succès nous propose un « Maybe I am Amazed » qui sonne clairement comme un défi. L’intimité et l’ambiance feu de camp sont ici oubliées. McCartney semble vouloir prouver qu’il est toujours capable de fulgurances, de tubes immédiats. Essai transformé, cette déclaration d’amour demeure aujourd’hui un des classiques de l’artiste.

L’album, qui se savoure idéalement au casque, est donc globalement réussi et tend à prouver que McCartney est capable du meilleur quand il est dans la difficulté. Théorie qui sera confirmée dans les autres moments forts de sa discographie. La suite au prochain épisode, avec « Band on the Run » de 1973 ou les aventures de Paul en Afrique…

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