Shaka ponk : attention ça décoiffe

22/09/11 par  |  publié dans : Albums, Musique

Shaka Ponk a beau chanter en anglais (et en espagnol, voire en espanglais), il n’en reste pas moins un groupe bien de chez nous, composé de six membres  – C.C, Frah, Steve, Ion, Mandus, Samaha. La chanteuse avait déjà discrètement prêté sa voix à certains morceaux des albums précédents et s’est enfin décidée, cette année, à rejoindre le groupe. Lequel aurait, par ailleurs, bien du mal à exister sur scène sans la présence du singe Mister Goz. Le primate accompagne les Shaka sur toutes leurs tournées, revêtant par la force des choses le statut de “mascotte officielle”.

En 2006, l’album Loco Con da Frenchy propulse Shaka Ponk sur scène, même s’ils se contentent de jouer les trouble fête en première partie de groupes étiquetés “hardcore”. Deux ans plus tard, bien décidés à aller plus loin, les Shaka signent un second album, très très sobrement intitulé Bad Porn Movie Trax. Dans la foulée, la Monkey TV créée à l’occasion de cette sortie va permettre au groupe de gagner en notoriété. Le principe : des caméras placées en backstage lors des concerts, et permettant de suivre les membres du groupe partout où ils plantent leurs bottes et leurs guitares. Le clip de la chanson How We Kill Stars sera également diffusé sur de nombreuses chaînes, ce qui contribuera beaucoup au succès.


Groupe aussi percutant que le laisse entendre son nom, Shaka Ponk revient cette année avec un nouvel opus, The Geeks and The Jerkin’ Socks, ainsi nommé en hommage au très potache (et très con) American Pie et sa scène de masturbation patissière. Composé de 12 titres dynamiques, l’album est l’aboutissement de nombreuses années de recherches, d’expériences, de créations et surtout d’évolution : tantôt électro, tantôt rock, musicalement cohérent dans le tintamarre ambiant, ce dernier né prouve que les Shakas sont restés fidèles à leurs sonorités particulières tout en donnant un nouveau souffle à leur répertoire. Emblématiques du disque, les titres qui respectivement ouvrent et ferment le bal en constituent les tours de force : Let’s bang – tube en puissance qui gagnait effectivement à être chanté par une voix féminine – apporte d’emblée son petit grain de folie à l’ensemble de l’album. En épilogue à cette joyeuse cacophonie, Bertrand Cantat, invité de luxe (et aïeul musical tout naturel) donne hargneusement de la voix dans Palabra mi amor. Une jolie contribution qui, à coup sûr, va vous faire copieusement remuer les cheveux.

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