Mc Cartney, un garçon plus que jamais dans le vent

01/07/07 par  |  publié dans : Albums, Musique

Deux ans après Chaos and Creation at the Backyard, c’est un album très rock que nous propose le toujours jeune Paul McCartney. Entièrement réalisé dans les studios Abbey Road, McCartney la joue très perso en signant les compositions et les paroles des treize pistes et a touché presque tous les instruments.

Quoi de neuf pour ce cru 2007 ? On serait tenté de dire rien et tout. Rien parce que l’ensemble porte une patte Macca indiscutable qui nous fait penser à certains morceaux de John, Ringo, George et Paul. Tout parce qu’à soixante-cinq ans, l’ancien Beatle continue de se renouveler : premier artiste à signer avec le label créé par Starbucks Coffee et diffusé par Universal, avant-première de son clip Dance Tonight sur Youtube avec déjà plus de 800 000 visionnages. En tout cas, trois albums en trois ans si on compte le requiem publié et joué en salle de concert l’année passée montrent que le type éprouve plus que jamais le besoin de pousser la chansonnette.

Si McCartney semble si prolixe, c’est peut-être en partie dû à ses démêlés conjugaux, au besoin de laisser sortir ses frustrations et de ne pas se laisser faire comme le montrent You tell me ou l’explosif Nod your head. Toujours est-il que le bassiste le plus connu de la terre avait commencé à enregistrer ce disque à partir de 2003, l’interrompant pour réaliser ce qui deviendra Chaos and Creation at the Backyard.

On notera de jolies ballades comme Gratitude, parfois plus mélancoliques comme House of wax. Vintage clothes est un morceau très surprenant par son mélange de samples et de guitares. That was Me se caractérise par un jeu de guitare basse, instrument de prédilection de McCartney. En revanche Feet in the clouds se révèle un peu fade en comparaison du reste de l’album.
Enfin, le premier morceau Dance Tonight nous propose un rythme axé sur la mandoline, instrument qu’il a découvert sur proposition d’un vendeur dans une boutique. C’est ce qui rend le morceau si… dansant.

Le clip visible sur Youtube a été chargé par Paul en personne. Gondry était aux manettes pour sa réalisation : on retrouve l’aspect kitsch et artisanal des effets spéciaux visibles de La Science des Rêves. Pour ne rien gâcher, Natalie Portman fait une apparition sympa en fantôme venu hanter la demeure champêtre de Macca.

Si, comme moi, vous décidez de faire l’investissement dans l’édition collector, vous y découvrirez en plus un livret particulièrement soigné et un CD contenant trois titres bonus. In private est un morceau guitares et clavier sans paroles qui ferait presque penser à une impro entre deux chansons. Why So Blue, douce errance mélancolique, et 222, composition jazzy avec une voix imitant une trompette.
Enfin on peut écouter une interview d’une demi-heure sur la conception et la réalisation de Memory Almost Full.

Cet album possède une qualité plus homogène que son prédécesseur, explorant des terrains parfois surprenants. Il convient de compléter le plus vite votre cédéthèque avec Memory Almost Full le plus vite possible.

Clip visible sur http://youtube.com/watch?v=xTNXrkBSp_o
Le surprenant site de l’album : http://www.memoryalmostfull.com/youtellme/
Le site officiel de Paul Mc Cartney : http://www.paulmccartney.com/

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