Une journée à Rock en Seine

03/10/11 par  |  publié dans : Concerts, Musique | Tags :

(Notre pigiste A.M est la benjamine d’Envrak : 16 ans ! Elle nous raconte ici son premier Rock en Seine)

14h30, c’est l’heure de partir. J’enfile une veste, glisse un k-way dans mon sac au cas où la pluie viendrait nous arroser, puis je claque la porte. Je m’engouffre dans les couloirs du métro et arrivée à la Motte Piquet Grenelle, une centaine de personnes – dont pas mal de jeunes – attendent le métro qui arrive 2 minutes plus tard, déjà bondé. Une pointe d’hésitation me saisit : je monte ou j’attends le suivant ? Question vite réglée, comme toutes les personnes présentes sur le quai, je rentre me tasser dans un des wagons. Après 10 minutes passées à se tenir chaud, tout le monde descend Porte de Saint-Cloud. Ça bouchonne un peu mais je parviens malgré tout à sortir et ô joie, la pluie est là pour nous accueillir ! Une fois entrée dans le parc, le soleil fait son apparition, lui aussi semble vouloir s’inviter à la fête. Tant mieux.

Petit à petit, les parapluies disparaissent, j’en profite pour enlever mon k-way  et me diriger vers la première scène que je vois. Il est 15h00 et c’est Polock – jeune groupe espagnol découvert grâce au titre Fireworks – qui ouvre le festival sur la scène “pression live”. Je sors mon programme, histoire de regarder quels groupes jouent à cet heure-ci, quand un nom attire mon attention : les Hushpuppies se trouvent sur la grande scène, alors c’est parti pour une traversée de parc ! Hushpuppies, c’est un groupe français composé de 5 membres qui jouent du rock inspiré des années 60. Arrivée à destination, je constate qu’il y a quand même un peu de monde et que ce soir, à la même scène, jouera Arctic Monkeys, la tête d’affiche de la journée. J’écoute 3 ou 4 chansons dont You’re Gonna Say Yeah qui fait s’agiter quelques chevelures dans le public, avant de me décider à rejoindre la scène de la Cascade pour ne pas louper l’entrée de Cage the Elephant (groupe de rock américain fondé en 2006). D’après ce que j’ai entendu sur eux, ça a l’air d’être un groupe qui bouge beaucoup. Les rumeurs étaient bien fondées car pendant 1h, le public a droit à un show bestial: le chanteur crie, chante, hurle, saute dans tous les sens (et notamment dans la foule) jusqu’à se rouler par terre à la fin de la prestation. Ce sont ensuite les BB Brunes qui enchaînent. Les gens encore excités font pas mal de pogo, surtout sur Dis moi, la fameuse chanson qui a contribué au succès du groupe. Après avoir été saucissonnée
pendant quelques heure, je décide d’aller me dégourdir les jambes, de faire une pause pipi et de manger un petit truc histoire de ne pas m’évanouir au moment fatidique qui a lieu dans seulement 2 heures !

Comme j’espère ne pas être trop loin pour voir Arctic Monkeys, je marche en direction de la Grande Scène dès 20h où Interpol (groupe américain) est en train de jouer. C’est un peu plat comparé à tous les autres groupes que j’ai vus durant l’après-midi mais au moins, ça a le mérite de reposer tout le monde. 21h00, Interpol quitte la scène et voilà que des techniciens viennent installer, tester et accorder les instruments. J’en profite pour me frayer un chemin et trouve une place à seulement 3-4 mètres des barrières. Evidemment, c’était trop beau pour être vrai. Le concert commence dans 1 heure mais me voilà déjà compressée et donc forcée de reculer de quelques mètres. Ouf, ici je respire. Pendant ces longues et interminables 60 minutes debout, j’ai eu le temps d’apprécier mon mal de dos, de ventre, ma gorge qui me réclamait de l’eau bref, toutes les joies du festival. Puis, le public se met à crier. Ils arrivent. J’ai enfin devant moi Alex Turner et ses compatriotes Matt, Jamie et Nick. Départ sur les chapeaux de roues avec Library Pictures que je n’ai pas réellement pu écouter à cause des mouvements de foule. Je dois concentrer mon attention sur mes pieds glissant sans arrêt dans la gadou, sandwichée entre des milliers de personnes hystériques tout en essayant de profiter de la chanson. Si j’étais venue ici, ce n’étais surement pas pour mettre ma vie en péril, mais bien pour voir Arctic Monkeys. C’est donc à contrecoeur que je me vois obligée de reculer de quelques mètres. J’y vois un peu moins bien mais au moins je peux profiter de Brainstorm, et j’ai même remuer dans tous les sens pendant le reste du concert.

Evidemment, les classiques comme I Bet that You Look Good on the Dancefloor ou encore When the Sun Goes Down font leurs effets sur le public : ça saute et ça slame de partout, les paroles sont chantées à l’unisson… bref, un pur moment d’osmose entre les Singes de l’Arctique et leur public. Au bout d’une heure c’est fini. Je suis crevée, à bout de forces, assoiffée, pleine de boue, j’ai chaud et mal partout mais malgré ça, j’ai encore la force de hurler avec tous les fans pour qu’ils reviennent sur scène, ce qu’ils font au bout de 10 minutes. Ce magnifique moment (malheureusement pas éternel) s’achève sur 505 laissant le public ravi.

2h00 du matin, ouf, je suis enfin rentrée. Je m’affale sur le lit exténuée par cette journée où j’ai essuyé la pluie, la boue, les rabat-joie dans le public… bon, les 3 jours à Rock en Seine, ce ne sera surement pas pour cette année !

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1 commentaire

    Un vieux con ...  | 06/10/11 à 20 h 37 min

  • INTERPOL ” C’est un peu plat comparé à tous les autres groupes que j’ai vus durant l’après-midi ” … venant de quelqu’un qui a volontairement vu jouer les BB Burnes … mais bon, on te pardonne du haut de tes 16 printemps, tu as bien le temps de ré-éduquer ton oreille ! :D

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