Voix du Gaou 2013 [1/3] : les Arctic mettent le feu

29/07/13 par  |  publié dans : Concerts, Musique | Tags : , ,

gaou

Pendant 10 jours, la presqu’île sauvage du Gaou (Six-Fours-les-Plages dans le 83) se pare aux couleurs des Voix du Gaou : world, pop, rock, reggae et rap. Le festival qui accueille depuis maintenant 17 ans quelques unes des plus grandes stars (Ben Harper, James Brown, Sting ou encore Placebo et Coldplay) est aussi souvent l’occasion de découvrir des talents émergents. Cette année, au programme : les Arctic Monkeys, Santana, 30 seconds to Mars, Goran Bregovic, Saez, Alpha Blondie ou encore Iam.

Petits instantanés (non exhaustifs) des festivités.

Ahhh le Var…. Ses plages, son soleil de plomb, ses touristes débarqués en masse dès début juillet, ses bouchons, ses petits toutous et ses cigales qui chantent jour et nuit (si si)… Et son festival : Les Voix du Gaou. Alors c’est sûr, on est loin du concept fiesta de folie de 3 jours jusqu’à 5h du mat/camping (du type Garorock, Les Vielles Charrues, Les Eurocks et consorts) mais pendant 10 jours, la musique est bonne aussi ici ! Le charme de cette jolie petite presqu’île est un point fort. Le festival le sait. Les artistes invités aussi. « Le Gaou ? Un cadre génial ! » s’enthousiasmera l’acteur Jared Leto (venu avec son groupe 30 seconds to Mars). On ne peut qu’être d’accord.
Donc, pas d’« Apéroooooooo ! » géant made in camping avant la soirée, pas vraiment de costumes improbables (quoique j’ai croisé un gros poulet tout jaune aux lunettes à paillettes) qui font la réputation des festivals estivaux mais une grande soirée d’ouverture avec comme tête d’affiche les Anglais d’ Arctic Monkeys. Ca devrait le faire.

La crème de la crème (anglaise) : Miles Kane – Arctic Monkeys

Alpes16 Juillet. Il est 19h quand les portes s’ouvrent. J’arrive à 20h. A peine le temps de récupérer les accréds, signer les contrats photos et je file me carapater entre deux vigiles en bas de scène, un peu surprise d’apprendre au passage que la soirée n’affiche pas complet avec une telle programmation. Alpes (ici à gauche), un jeune quatuor français originaire de Nice a déjà commencé à jouer sous le soleil descendant. Ça bouge bien, c’est dynamique, frais. Lourde tâche pourtant (et un peu ingrate) d’ouvrir le premier soir pour les deux pointures de rock British qui vont suivre.

Miles KaneLe soleil est sur le point de se coucher quand apparaît Miles Kane, dandy à l’allure très Beatles (ici à droite). Leader du groupe Rascals, Kane n’est autre que la 2ème tête pensante du génial duo The Last Shadow Puppets formé en 2008 avec son meilleur ami Alex Turner. C’est donc une soirée entre potes ce soir. EtsSurprise : c’est carrément mieux qu’une première partie ! Avec son look et sa musique inspirés des sixties, sa voix éraillée et sa superbe Gretsch brune, il livre un set magistral, puissant et diablement efficace. La fougue des titres You’re gonna get it ou encore Taking over électrise la foule. Épaulé ce soir par des musiciens haut niveau – le batteur Jay Sharrock de The Sand Band, l’auteur-compositeur-interprète Eugene McGuiness à la guitare, Ben Parsons au clavier et Phil Anderson de Cherry Ghost à la basse – Miles Kane communique un style joyeux et rentre-dedans. La température monte d’un cran et annonce une suite prometteuse à un public du coup bien alléché…

22h30. Entrée fracassante des Arctic Monkeys sur le titre inédit Do I wanna know ? (extrait de leur prochain album, AM qui sort le 9 septembre prochain) : y’ a du niveau ! Gros son, riffs saturés, rythme survolté, le band envoie tout de suite du lourd.

Arctic Monkeys
Depuis ses débuts, la dégaine d’Alex Turner, charismatique frontman des singes arctiques a bien changé. Affichant dorénavant un look de James Dean rocker et gominé, il ne lâchera pas ses lunettes de soleil avant un bon moment. Et dégainera son peigne comme Travolta dans Grease pour discipliner la mèche rebelle. Oh yeah. Et oui, se dandiner sur les endiablés Don’t sit down ’cause I’ve moved your chair ou Brianstorm, ça en décoiffe plus d’un. Quand le public entonne en chœur l’hymne I bet you look good on the dance floor ou le lancinant U R mine, on se dit qu’on est devant un truc vraiment chouette. On nous incite à hurler comme les loups : pourquoi pas ? Ah ouuuuh… ! (tcha tcha tcha). Y’a pas à dire, ces gens là savent faire du rock.

Vient ensuite le moment lover ou les lights en forme de ciel étoilé et les guitares voluptueuses. viennent embraser les couples qui s’enlacent sous la lune. Après une heure et demie de performance survoltée, la bande à Turner finit en invitant le pote Miles Kane à jouer des cordes sur 505 avant de conclure sur le titre When the sun goes down, qui les a fait connaître en 2008.

P1030780Galvanisé, Turner applaudit le public (qui le lui rend bien), l’embrasse et quitte la scène sur quelques mots en français. Nous, c’est sur les notes de Little help from my fiends de Joe Cocker que nous quitterons l’île, les oreilles encore toutes asticotées par ces foufous de Bristish.

En savoir plus :
* L’album photo de la page facebook d’Envrak : ICI
* http://www.voixdugaou.fr/
* http://www.arcticmonkeys.com/
* http://www.mileskane.com/home
* https://www.facebook.com/alpes.band

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire