Whitney Houston (1963-2012)

12/02/12 par  |  publié dans : Artistes, Musique | Tags : , ,

La chanteuse américaine Whitney Houston est décédée la nuit dernière dans des circonstances encore inconnues, à l’âge de 48 ans. Branle-bas de combat à 2h du matin à la rédaction d’Envrak, où les réactions ne se font pas attendre. Holden se souvient, un pincement au cœur, qu’il a emballé sur I Will Always Love You lors d’une boum. Ariel et Sabrina décident, de leur côté, d’accorder à la diva une nécro-chrono. Lui pleure la disparition d’une artiste qu’il appréciait. Elle, pas du tout. Il l’envoie au Paradis, elle l’expulse en enfer.

[Sabrina]: “J’ai envisagé l’homicide”

Houston était une gueularde, et je n’ai jamais supporté les gueulardes. Quand j’étais petite, je coupais systématiquement le son à chacune de ses apparitions à la télévision. J’ai jeté une dizaine de postes de radio par la fenêtre, et j’ai insulté les minettes qui s’obstinaient à chanter gueuler I Will Always Love You sur les plateaux des télé-crochets. J’ai détesté Bodyguard, sa seule tentative de faire carrière dans le cinéma, et où elle a du se contenter du rôle d’une gueularde. Le jour où elle a décidé d’enregistrer un duo avec Mariah Carey, j’ai envisagé l’homicide.

Pendant toute mon adolescence, j’ai cherché à comprendre le consensus qui entourait Whitney, les millions d’albums vendus, les couvertures des magazines. Puis des gueulardes plus jeunes ont eu raison de sa carrière, et elle ne m’a pas manqué. Les bêtisiers de Noël m’ont, chaque année, rappelée à son bon souvenir en diffusant inlassablement sa rencontre avec Serge Gainsbourg. “I want to fuck you” lui avait-il avoué chez Michel Drucker. Serge Gainsbourg, dont la fille Charlotte – une anti-gueularde, celle là – est aujourd’hui l’une de mes chanteuses favorites.

J’ai été vaguement touchée par la déchéance de Whitney, sa détresse hyper-médiatisée, sa voix enfin chancelante, sa dernière désastreuse performance scénique diffusée en boucle sur les réseaux sociaux, où elle était devenue une risée sociale. La nuit dernière, elle est morte. Depuis le bêtisier de Noël dernier, j’avais oublié son existence. J’avoue : je suis un peu triste, par principe. Mais là où elle est, elle a retrouvé Serge. Avec un peu de chance, il pourra enfin conclure.

[Ariel]: Whitney, Dolly Parton et de gros patins

Je l’ai découvert comme une blague Carambar, cette nouvelle tragique : la Diva, femme battue, droguée bisexuelle, alcoolisée ruinée, est à présent sans voix… enfin au vu des dernières vidéos de ses lamentables prestations, elle était déjà morte depuis quelque temps artistiquement. Mais je reste en état de choc, car celle qui a connu les hauts sommets des Hits Parades quand son chant grandiose pouvait rivaliser avec le Mont Blanc et l’Everest, avait une respiration impressionnante, à faire pâlir Jacques Mayol. Beaucoup de prépubéres puceaux te doivent leurs premiers roulages de patins et autres émotions liées à la naissance d’une sexualité pas encore développée ni saaale, sur le globe entier Whitney !  Espagnols, Arméniens, Chinois… ah nan pas chinois pardon… ont emballé sur un de tes slows, et s’il ne doit en rester qu’un, c’est celui là.

“I Will Always Loves You”… j’en frissonne et tremblote à l’écoute en t’entendant susurrer les premiers wouhouuu et cette apogée vertigineuse qui n’en finit jamais, pour le plus grand plaisir des chiens qui aboient et des malentendants. Dolly Parton, qui a écrit ce tubesque monument en 1974 te doit ses derniers implants mammaires, car elle, n’a jamais pu toucher ce graal numèro 1 du Bilboard. Ah Dolly, Whitney s’est appropriée, que dis-je s’est révélée être une Diva indétrônable avec ta chanson… mais… la vie des stars ce n’est pas que strass, paillettes et liftings : c’est aussi la déchéance, la jeunesse qui vous grapille sur le dos – hein Mariah ! – tout cela additionné à ton mari de Bobby et multiplié par les cures de désintoxications ont une raison de ta chute point je vais à la ligne.

Oh Whitney.
Je garderai en souvenir ton passage à Champs Elysées, l’émission du grand Michel sur le tube cathodique, et ton sourire sponsorisé par la ligue des dentistes afro-américains nous manquera à tous. A présent les adolescents attardés ont bien grandi, et quelque part, pendant que les routes du paradis s’ouvrent devant ton passage, sommeillent dans l’hôtel des cœurs brisés des adultes paumés, qui rêvent de revivre leur premier amour.

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1 commentaire

    Jeanpoule  | 14/02/12 à 21 h 26 min

  • Ah ah.

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