Ylian Canisares, Cuba Libre

28/11/17 par  |  publié dans : A la une, Concerts, Musique, Scènes | Tags : , , , ,

 

Ylian Caňisares aux Salins
Cuba libre !

Ce vendredi 24 novembre la petite salle du bout de la nuit accueillait Ylian Caňisares, une chanteuse explosive née à la Havane en 1983, à Cuba. Elle vit en Suisse et parle un français parfait avec un petit accent latino chantant.
Elle est autrice et compositrice de trois albums, Caminos, Invocation, Ochumare, « Arc en Ciel » en Yoruba. Elle aurait pu sans effort enflammer la grande salle, mais celle dite « du bout de la nuit », plus modeste, permet une intimité et une proximité rare. Quand elle descend de scène, juste une marche, pour se mêler au public, ça paraît tout naturel.

 

Elle eut pu se contenter de chanter : sa voix puissante joue de tous les registres, de la berceuse au rock électrique en passant par la salsa, le folk ou la musique ethnique yoruba qu’on aurait tort de confondre avec du folklore. Elle est du côté du jazz et de la musique du monde, celle qui touche à l’universel.
Mais elle joue du violon aussi, elle eut pu également s’en contenter. C’est un feu follet virevoltant qui chante en espagnol en yoruba et en français, danse et joue de son violon enflammé. On ne peut s’empêcher de penser à «Danse me to your beauty with a burning violin » de Léonard Cohen, dans le poème mythique « Dance me to the end of love ». Fais moi danser jusqu’à la fin de l’amour.

 

Entre Jazz et free jazz, feulements rauques qui précèdent son instrument ou ponctuent ses riff endiablés, elle est autrice compositrice interprètrice, (Ah non, ça, ça le fait pas, le neutre l’emporte). Elle rencontre Stéphane Grappelli qui savait tout jouer, manouche, tzigane, jazz ou classique, ce qui a changé la vie de son instrument et la sienne. Elle est toute en furia latina et en beauté, elle connait son charisme et joue de sa séduction sans retenue, on dit des cubains qu’ils sont des chauds latins. Enseignante de violon improvisé et et de musique actuelle, elle ne l’a pas appris dans les manuels scolaires mais sur les scène internationales.

 

 

Impressionné, timide et réservé au début, à force d’invitations et d’encouragements, le public peu à peu s’avance vers la scène, pour finir en chantant et en dansant avec elle. Elle promet de revenir, qui sait, dans la grande salle la prochaine fois. Solaire, elle pourrait faire danser les stades.
Hasta siempre Ylian !
Elle est accompagnée par Daniel Stawinski au piano, David Brito à la contrebasse, et Cyril Regamey aux percussions, tous excellents.

Jean Barak

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