« Wasteland 2 » : Les Rangers à l’épreuve

23/10/15 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias, Non classé | Tags : , , , , , ,

Rangers

Décidément, les grandes étendues désertiques sont à la mode en cette fin 2015 ! Mad Max et Metal Gear Solid 5 avaient ouvert la brèche, Wasteland 2 suit et Fallout 4 clôturera l’année. L’arrivée du jeu de Deep Silver sur console est une véritable aubaine, tant le genre si exigeant de l’aventure / stratégie est habituellement réservé au PC. Une question d’interface avant tout : le combo clavier / souris restant plus adapté qu’une Dualshock. Pas un hasard donc, si les PCistes peuvent se plonger dans ce monde post apocalyptique depuis une grosse année. Pour rattraper le retard perdu, les détenteurs de Playstation 4 ont  droit directement à la version « Director’s cut », la plus complète à ce jour, avec un système mieux équilibré et repensé, aussi bien dans la narration que dans ses mécanismes.

L’expérience à vivre est marquante, mais souffre d’imperfections qui ternissent un peu le tableau. Vos premiers pas seront même décourageants, avec une longue discussion en anglais, par radio interposée… traduite en minuscule sur l’écran. Et pour peu que vous osiez défier deux mètres plus loin un mauvais loustic, c’est le Game over assuré et l’assurance de recommencer de zéro, si l’on n’a pas pris soin de sauvegarder manuellement. Ce didacticiel vous fait rentrer dans le vif du sujet : dans Wasteland 2, la patience, la prudence et la rigueur sont vos plus fidèles alliés. Le prix à payer quand on veut profiter d’un jeu adulte dont les secrets, la richesse ne se dévoilent qu’au compte gouttes.

Wasteland 2 2

Former son escouade de Rangers du désert est un véritable puzzle : tout peut être personnalisé à l’extrême et certains choix sont cornéliens. Faut il privilégier la capacité réparation ? chirurgie ? force ? attaque à distance ? corps à corps ? Les points de compétences doivent se dépenser avec méthodologie. Sachant qu’un soldat mort sur le champ de bataille ne reviendra pas et obligera à aller recruter d’autres mercenaires. Les combats, au tour par tour suivent cette logique. Chaque action utilise un nombre de points et il convient d’établir une stratégie, savoir se déplacer quand besoin s’en faut, trouver des zones à couvert, déterminer les faiblesses des adversaires… Inutile de foncer dans le tas : c’est la défaite assurée.

Vu en plongée, Westeland 2 est propre, pas parmi les cadors New Gen, mais cohérent même si on aurait aimé avoir plus de visibilité. Les dialogues, offrent plusieurs réponses possibles dont dépendent la suite de vos péripéties. Il est par exemple demandé d’aider telle ou telle faction ce qui vous barrera forcément l’autre route à emprunter, et fera évoluer l’univers en conséquence. Passionnant mais à réserver à ceux qui souhaitent s’investir sur le long terme. Condition sine qua non pour découvrir toutes les subtilités, la substance, de ces plaines arides et radioactives. (Edité par Deep Silver, testé sur PS4).

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